04/01/2007

Lecture

Les Ames mortes

Nicolas Gogol

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Une exposition Chagall, vu grâce et avec Andrée, au musée Matisse à Cateau-Cambrésis,

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présentait le travail d'illustrateur de Chagall. Il a, en particulier illustré ce roman de Gogol: Les Ames mortes.

Le titre m'avait toujours paru rébarbatif, mais cette expo, et la lecture de quelques extraits m'ont donné envie de lire le bouquin.

Heureuse idée. Je n'ai pas été déçu, du moins par la première partie. La seconde partie est inachevée. Gogol ayant brulé le manuscrit quelques jours avant sa mort.

J'ai donc suivi, avec amusement, les aventures de Tchitchikof, l'acheteur d'âmes mortes, (bien moins chers que les serfs vivants), et  contemplé les portraits pittoresques des vendeurs toujours étonnés par la propositions du héros.

Belle peinture des moeurs de la société russe de 19ème siècle.  

 

Le site du musée Matisse:

http://www.tourisme-lecateau.fr/page-10113-musee-matisse....

Le texte ici:

http://fr.wikisource.org/wiki/Les_%C3%82mes_mortes_-_Tome_I


 

Une autre bonne lecture de la fin de l'année passée:

 

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de Jonathan Littell.

Une brique de 900 pages denses et qu'on ne lache pas, jusqu'à la fin. malgrès que la fin on la connait. Le Reich qui devait durer 1000 ans!, Il en a duré 12, à peine, mais quelle apocalypse!

Dieu nous préserve de ce genre d'empire.

Max, un intellectuel, petit bourgeois, traverse la guerre en officier SS bien intentionné, bien poli, bien efficace. On en apprend un bout sur la nature humaine.

Un bouquin formidable en tous les cas.

 

Les premières lignes du livre le résume bien:

'En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes collègues, d'écrire mes mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien : j'ai fait mon travail, voilà tout ; quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi, elles ne concernent que moi ; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je vacillais, le monde entier basculait, je ne fus pas le seul à perdre la tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif.' 

Pour en savoir un peu plus, surfez sur Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Bienveillantes

 

 

20:24 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

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