11/02/2007

Odette

Samedi après-midi pluvieux, temps idéal pour aller au ciné voir un joli film : Odette Toulemonde, un film de Eric-Emmanuel Schmitt avec Catherine Frot.

On a bien aimé malgré une critique généralement acerbe, C'est vrai que EES en remet quelques couches de crème au beurre. Mais comme pour tout spectacle, l'important c'est de participer à l'univers de l'auteur.

 

Ici la bande annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18717988&a...

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Assez romanesque

 

Une critique pas trop dure:

Odette Toule-monde vit dans un petit appartement de Charleroi, avec son fils homo, sa fille maussade et le petit ami crado de cette dernière, qui s’incruste. Odette est veuve, vendeuse de cosmétiques : sa vie serait un peu tristounette si les romans de Balthazar Balsan ne venaient saupoudrer son quotidien de sucre candi.

Balsan, lui, a des millions de lectrices, un bel appartement à Paris, une jolie femme et des maîtresses à la hauteur. Mais Balsan est malheureux. Il se fait littéralement démolir par la critique, et son fils a un peu honte de son image d’écrivain “pour coiffeuses et secrétaires”. Odette et Balsan ont a priori peu de chances de se rencontrer, mais à la faveur d’une lettre, leurs vies vont se télescoper.

Rose bonbon

Bon, d’accord, c’est plein de bons sentiments. Odette vit dans un univers kitschissime, plane au sens propre comme au figuré, chante et danse à la moindre occasion — surtout quand on lui passe du Joséphine Baker. Une autre que Catherine Frot aurait conduit droit au naufrage. Mais Catherine Frot, quoi qu’elle fasse, est à croquer. Jésus “himself” habite en bas de son immeuble : ses apparitions offrent de petites séquences amusantes. Dupontel, dans un rôle qui rappelle le pianiste qu’il campait dans Fauteuils d’orchestre, dose l’émotion avec des proportions parfaites.  Mention spéciale à Nina Drecq, l’ado boudeuse, plus vraie que nature. Avec un plaisir visible, Schmitt flirte avec la guimauve, et comme tous les bonbons, selon votre goût, c’est soit écœurant soit délicieux.

08:29 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinema |  Facebook |

Commentaires

Hahaha ! J'ai pas vu mais j'ai entendu Hugues Dayez dire que Schmitt était 'le Paulo Coelho du Brabant Wallon' ... et ça m'a suffit ... il était un peu remonté contre ce film à vrai dire ...

Écrit par : Miss C | 11/02/2007

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