25/02/2007

Trio Amérique

 
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les indiens à bruxelles
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L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1935
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En 1935, le roi Léopold III inaugure l'Exposition universelle de Bruxelles sur le plateau du Heysel. Respectant une tradition en vigueur depuis la création de ce type d'événement, les organisateurs invitent un groupe d'Indiens Sioux, de la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), à s'installer dans un village de tipis.

Pendant leur séjour, ils reproduisent leurs coutumes en portant les traditionnels vêtements aux broderies perlées et les coiffes de plumes (bonnets de guerre et coiffes de cérémonie). Cette image, déjà largement diffusée à l'époque par le biais du cinéma western, ne faisait alors que reproduire un stéréotype limitant la diversité des populations amérindiennes. De plus, pour améliorer leur situation matérielle, ils réalisent des objets (ceintures, gaines de couteaux, mocassins) vendus aux visiteurs de l'Exposition.

En 2004, François Chladiuk, un passionné des Indiens d'Amérique du Nord, acquiert un ensemble d'objets des Indiens des Plaines ayant appartenu à un peintre belge. Quelle n'est pas sa surprise de constater que ce sont les parures portées par ces Indiens venus à Bruxelles en 1935, attribution que viennent corroborer des photos de l'époque sur lesquelles ils figurent.

Cette découverte ne pouvait que susciter l'intérêt des Musées royaux d'Art et d'Histoire, intérêt accru par le fait que le précédent conservateur des collections Amérique, Mademoiselle Georgette Van Swieten, avait photographié ces Indiens au moment de l'exposition. De plus, des artistes belges ont profité de la présence de ces Sioux pour croquer des scènes de genre et des portraits. Parmi eux, le plus prolifique fut indubitablement Éric Wansart, qui laissa une abondance de croquis qui seront également montrés aux visiteurs.

Grâce à ce matériel, réunissant objets, photographies et films, la naissance d'un projet d'exposition devint inévitable. Ce sera chose faite en septembre 2006. Cet événement exposera non seulement les quelque 130 objets retrouvés par François Chladiuk mais retracera également l'historique des manifestations qui ont accueilli des Indiens avant 1935.

L'exposition sera accompagnée d'un catalogue réunissant l'ensemble des objets et parcourant l'histoire de la présence indienne en Europe depuis la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492.
 
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vannerie du nouveau monde
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masqueBLDates:  15/09/06 - 29/04/07
Lieu:  Musée du Cinquantenaire

Parmi toutes les techniques développées dans le Nouveau Monde, la vannerie est probablement l'une des plus anciennes. Pratiquée à l'origine pour la confection d'objets utilitaires, elle devait acquérir au cours des siècles un statut différent pour devenir parfois un instrument d'apparat, de prestige. Cette dernière fonction se manifestera notamment chez les Mayas dont la tenue vestimentaire de l'élite comportait des jupes et des sandales réalisées suivant cette technique. Malheureusement, le matériau végétal utilisé n'a pas permis de garder d'objets, si ce n'est dans quelques contrées où un climat sec a favorisé leur conservation jusqu'à nos jours. Toutefois, la tradition née à l'époque précolombienne s'est poursuivie après l'arrivée des Européens et perdure encore aujourd'hui.

Dans le cadre de l'exposition, le but poursuivi a été de rassembler les objets les plus prestigieux conservés dans certains musées (Musée du Cinquantenaire, Musée royal de l'Afrique centrale) ou en possession de collectionneurs privés. Grâce à l'ensemble réuni, la manifestation présentera la diversité de production et la richesse des décors qui caractérisent le continent américain.

Toutefois, cette présentation aurait été incomplète si elle n'abordait pas deux aspects essentiels de la vannerie. D'une part, la variété des techniques mises en oeuvre pour la confection d'objets montre l'ingéniosité et le savoir-faire des Amérindiens ; ces qualités permettront ainsi aux Apaches et aux Navajos, n'utilisant pas les récipients en terre cuite, d'en fabriquer en vannerie pour le transport des liquides.

D'autre part, le matériau utilisé dépendait naturellement du milieu. Herbes, écorce, aiguilles de pin, crins de chevaux et même le métal, à une époque récente, sont ainsi tressés pour obtenir les objets désirés.
 
Vêtements traditionnels du mexique
Depuis le début du XXe siècle, les Musées royaux d'Art et d'Histoire possèdent une collection de vêtements traditionnels mexicains, collection qui sera complétée en 1935 par Stadler-Errera, Ambassadeur de Belgique au Mexique à cette époque. En 2004, Madame Glorie-Stadler, fille du précédent, offre le reste de la collection qu'elle possédait encore, faisant des Musées les dépositaires d'une des plus riches collections mondiales dans ce domaine.

Jusqu'à présent, cet ensemble ne fut présenté au public que de manière occasionnelle. Profitant alors de l'événement que constitue l'exposition « Les Maîtres de l'art précolombien », il nous a semblé opportun de montrer un aspect méconnu du Mexique. En effet, dans l'imagerie populaire, le costume mexicain se résume à celui du mariachi, ce musicien jouant aubades et sérénades ou se produisant à l'occasion de mariages. Or, la diversité ethnique du Mexique est synonyme de diversité vestimentaire. À côté de populations amérindiennes perpétuant des traditions qui remontent à la période précolombienne, les Métis et les Créoles ont confectionné des vêtements directement inspirés des modèles européens. Parmi ces derniers, le plus typique est incontestablement celui de la « China Poblana », porté principalement par les femmes de l'État d'Oaxaca et qui perpétue l'histoire d'une émigrée d'origine asiatique, adoptée par une famille mexicaine et reconnue pour sa vertu. Mais l'exposition serait incomplète sans la présentation de tenues portées par les hommes et les femmes au moment du « charro », un rodéo de style mexicain et celle des fameux « sarapes », mieux connus sous le nom de ponchos.

Par ailleurs, une exposition de photos, réalisées par Germaine Wenziner lors d'un voyage au Mexique dans les années 30, illustrera les Lacandons du Chiapas. Pour conclure, une série de photos de Pierre Buch accompagneront les vêtements colorés des Huichols, un groupe amérindien vivant dans le Nord-Ouest du Mexique.


Cette exposition est organisée avec l'appui de l'Ambassade du Mexique en Belgique et du Gouvernement de l'État de Jalisco

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21:43 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo |  Facebook |

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