02/03/2007

Une cuisine

Une cuisine au théâtre, on en a déjà vu et de savoureuses. Dans celle d'Arnold Wesker au Théâtre des Martyrs, la sauce a tourné.

Sur le plateau il y a un chef, un chef-adjoint, deux pâtissiers, un poissons (sic), un boucher, un poissons frits (resic), une grillades, une fritures, un légumes et cafés (beurk), un omelettes-soupes, un rôtis, et puis y avait Monique et Mado, Martine et Françoise, Violette, Betty et Mina et Monsieur Marengo.

Tout cela fait beaucoup trop de bruit, pour rien.

En résumé:  j'ai pas aimé. Faut dire que j'étais en rogne depuis le matin!

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Il parait qu'Yves Matagne a participé à la mise en scène. C'était donc ça, c'était  de la vraie cuisine!

 

 

 

 

Une critique que je partage:

La Cuisine au Théâtre

d'Arnold Wesker.


Concentrée sur plus de deux heures, une journée dans la cuisine d'un restaurant, genre brasserie. Il y a du monde sur scène : cuistos, plongeurs, serveurs, serveuses, maître de rang...; Leurs amourettes, leurs petites haines, leurs affrontements avant le coup de chauffe du service de midi. Repos. Puis reprise stressée pour le service du soir.
Après une demi-heure je n'étais pas rentré dans cet univers. Je suis resté, attendant que quelque chose se passe, inquiet d'avoir bien compris les nombreuses critiques élogieuses entendues et lues de-ci de-là. Je me suis ennuyé. Est-ce à cause l'acoustique qui me faisait perdre certains dialogues ? Pourtant, bien que légèrement sur le côté, je n'étais pas mal placé. Est-ce le surjoué de certains acteurs : Peter notamment (le prénom), excessif dans ses mimiques ; le cuisto pied noir qui prend l'accent de Michel Boujenah, le comique pas drôle (il n'est pas le seul). Est-ce le manque de rythme pour marquer le crescendo du service ? On pourrait couper certaines longueurs et se rapprocher d'un format 1h30. Est-à cause des costume années 40/50, dans une cuisine inox années 80, ou du clochard années 60 ?
Il y a des choses bonnes dans tout cà, j'ai aimé que tous les plats soient simulés (à part les cigarettes et on a souvent le clop au bec dans cette cuisine) : pas de poisson, pas de viande, pas de légumes ni pâtisseries, ni eau ou café : seulement des assiettes, des couteaux, des tasses, des casseroles et des « deux desserts ! et trois cafés !», « quatre soles ! » « un poulet ! » ; couper les oignons, casser des oeufs, tailler les viandes, tous ces gestes sont beaux, si bien qu'on les voit tous ces plats qui se préparent pour défiler à grand débit devant nous.
Je suis donc resté sur ma faim.

22:36 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

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