05/09/2009

Les chinois au Bozar

BOZAR music

 

Symfonieorkest van Vlaanderen

- Muhai Tang

Hong Kong Chinese Orchestra

- Yan Huichang

 

Muhai Tang direction - Yan Huichang direction

-

Qilian Chen soprano     (8 ème lauréate au Concours Reine Elisabeth 1988.)

-

 

Marie Hallynck violoncelle

- Guo Yahzi suona

- Symfonieorkest Vlaanderen 

- Hong Kong Chinese Orchestra

Igor Stravinsky

Chant du rossignol

Lok Yin Tang

Music for Suonas and Orchestra

Giacomo Puccini

Signore, ascolta! (Turandot),

Tu? tu? piccolo Iddio (Madama Butterfly)

Jiping Zhao

Zhuang Zhou's Dream pour violoncelle et orchestre chinois

Chan Ming Chi

Jing Qi Shen

Confrontation en trois parties pour le Symphonique de Flandre et l’Orchestre de Hong-Kong. Chacun joue dans sa langue dirait-on, avec quelques accents partagés comme le thème asiatique de Madame Butterfly, en première partie, ou Marie Hallynck, en seconde, qui se bride un peu pour créer un compositeur chinois. Enfin les deux orchestres se retrouvent en formation réduite et se mesurent dans la même pièce. Flandre-Chine : à vos marques, partez !

         Ce concert a été très interessant. Il a permis de faire la connaissance d'un  orchestre chinois jouant sur des instrumenst chinois, instruments à cordes, le here, etc..., bois, cordes pincées...Le timbre de ces instruments est assez différents, plus aigre et plus léger, que nos instruments à cordes: on a put le   constatrer dans le morceaux pour orchestre chinois et violoncelle.Cependant
 il m'a semblé que la gamme utilisée dans ce concert était la gamme
occidentale classique et non pas celle utilisée dans les opéras chinois.
La disposition des   instruments est diamétralement opposé à la notre,
les aigus à droite et les  graves   à gauche
.

 

 

 

 

(Marie Hallynck joue sur un violoncelle du luthier vénitien Matteo Goffriller de 1717.)

09:51 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : concert, bozar |  Facebook |

27/12/2008

Hors des sentiers...

Hors des sentiers battus, en décembre nous sommes allés au cinéma, au théatre, au concert, à l'opéra

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Christina

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Victoria

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Dans un film de Woody Allen tourné en Espagne: Barcelona et Oviedo

Vicky, Christina, Barcelona

Un grand jeu de séductions. Pas mal!


Aux Beaux Arts -  "Bozar"

Scholl

Un beau concert avec Andréas Scholl, contretenor et Hélène Guilmette, soprano, l'orchestre "Akademie für alte Musik Berlin et le Vocalconsort Berlin conduits par Marcus Creed.

Au programme Händel:

L'Ode for the birthday of Queen Anne (pas particulièrement interpellant)

et le Dixit Dominus HWV 232 - bien plus intéressant.


A la Monnaie

Rusalka de Dvorak

Musique magnifique, mise en scène contemporaine et inventive qui sort l'oeuvre des clichés et d'une lecture au premier degré.

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Rusalka

direction musicale: Adam Fischer
mise en scène : Stefan Herheim
décors: Heike Scheele
éclairages : Wolfgang Göbbel
dramaturgie: Wolfgang Willaschek
chef des chœurs : Piers Maxim 

Rusalka (Naïade) :Olga Guryakova
Prince : Burkhard Fritz
Princesse étrangère : Stephanie Friede
Vodník (Génie des eaux) : Frode Olsen
Ježibaba (Sorcière) :Doris Soffel
Chasseur : Julian Hubbard
Première dryade :Olesya Golovneva
Seconde dryade : YoungHee Kim
Troisième dryade :Nona Javakhidze
Boucher :André Grégoire
Police : Marc Coulon

Orchestre symphonique et choeurs de la Monnaie

 

Rusalka, une créature des eaux, veut devenir humaine pour être aimée du jeune prince dont elle est amoureuse. Ignorant les mises en garde, elle demande de l’aide à la sorcière Ježibaba. Pour que son voeu soit exaucé, Rusalka devra renoncer à sa voix ; elle sera en outre à tout jamais maudite si son amour échoue. Le prince, lui aussi, néglige l’avis de ses proches et noue une relation avec Rusalka. Très vite, cependant, il lui sera infidèle. Rusalka, le coeur brisé, retourne se réfugier auprès des siens. Le prince revient, le temps d’un dernier baiser, et meurt.

Premier acte

Une nuit au clair de lune. Trois nymphes excitent l’esprit du lac par leurs taquineries puis l’abandonnent, humilié. Alors qu’il déplore la perte de sa jeunesse, Rusalka apparaît devant lui et le supplie de l’autoriser à quitter son royaume des eaux : tant qu’elle sera nymphe, l’homme qu’elle aime en secret ne pourra pas la voir. C’est pourquoi elle aspire à la condition humaine en étant prête, pour connaître le bonheur de l’amour, à devenir mortelle. En vain l’esprit du lac cherche à la dissuader de rejoindre le monde des humains, inconstants par nature. En désespoir de cause, il lui recommande de s’adresser à la sorcière Ježibaba.

Restée seule, Rusalka supplie la lune de lui venir en aide. Elle court ensuite chez Ježibaba, et lui demande de la métamorphoser en femme coûte que coûte. La sorcière critique violemment le vœu de Rusalka et pose de cruelles conditions : si son amour humain est déçu, son amant mourra et elle sera maudite à jamais. De plus, en tant que femme, Rusalka sera muette. Persuadée que son amour l’emportera sur toutes les malédictions, Rusalka accepte ces termes. Ježibaba prépare la potion magique et la verse à Rusalka tandis que retentit au loin la plainte de l’esprit du lac.

À la pointe du jour, le prince approche avec ses chasseurs. Sous l’emprise d’un charme étrange, il éloigne de lui ses compagnons de chasse. Rusalka lui apparaît comme en un rêve. À sa vue, le prince est plongé dans un ravissement profond et lui avoue sa flamme. Incapable de prononcer le moindre mot, Rusalka tombe dans ses bras. Des gémissements s’élèvent des eaux.
Deuxième acte

À la cour, on prépare les fiançailles du prince. Les cancans vont bon train et le mystérieux objet de son amour est dénigré. Sa fiancée est vue comme une créature étrange et l’on croit sa passion inspirée par des puissances maléfiques. Quand le prince apparaît avec Rusalka, tous prennent la poudre d’escampette.

Le prince est amoureux fou, mais la froideur apparente et le mutisme de Rusalka mettent ses sentiments à rude épreuve. Une princesse étrangère, qui fait son apparition à la fête, observe le couple et s’interpose. Elle tente de séduire le prince et insinue que sa fiancée muette exerce sur lui une influence néfaste. Ébranlé, le prince offre son bras à la princesse étrangère et abandonne Rusalka à son désespoir.

Pendant la fête, le prince tombe sous le charme de la princesse, négligeant tout à fait Rusalka. Celle-ci regrette amèrement d’avoir quitté le monde de l’esprit du lac et l’appelle au secours. L’esprit du lac ne peut que déplorer le sort tragique de Rusalka : elle ne peut être ni femme ni nymphe et n’appartient plus à aucun monde. Entre-temps, le prince et la princesse étrangère échangent des mots doux. Lorsqu’il l’étreint, Rusalka se précipite vers lui et se jette à ses pieds. Le prince prend peur et la repousse, éveillant ainsi le courroux redoutable de l’esprit du lac. Celui-ci annonce au traître une mort précoce et entraîne Rusalka au fond de l’eau. Pétrifié de peur, le prince implore l’aide de la princesse étrangère. Mais celle-ci est arrivée à ses fins ; avec morgue, elle se rit de l’inconstant et le laisse seul.

Troisième acte

Une nuit au clair de lune. Rusalka erre sous l’aspect d’un feu follet dans un monde intermédiaire entre l’être et le néant. Brisée par la perte de sa jeunesse et de son amour, elle aspire en vain à la mort. Ježibaba entend sa plainte et lui fait comprendre, non sans ironie, qu’elle ne pourra se libérer de la malédiction qu’en versant le sang du prince de ses propres mains. Ježibaba lui tend une arme mais Rusalka la rejette, horrifiée : plutôt souffrir à jamais que tuer son amant. Raillant sa faiblesse, la sorcière s’en va. Désespérée, Rusalka cherche ses soeurs, mais celles-ci la repoussent.

Les nymphes chantent et dansent une joyeuse ronde, cherchant comme de coutume à taquiner l’esprit du lac. Tourmenté par le sort de Rusalka, celui-ci n’a plus le coeur au batifolage et les rabroue. Autour de lui, tout devient triste et sombre. Les nymphes fuient l’obscurité.

Désespéré, le prince cherche Rusalka. Elle lui apparaît sous l’aspect d’un feu follet et le prince implore son pardon. Elle le prévient qu’il mourra s’ils s’embrassent, mais le prince continue de la supplier. Finalement, un baiser passionné les unit et le prince expire dans ses bras. L’esprit du lac déplore ce sacrifice inutile, Rusalka embrasse le prince une dernière fois et disparaît.

Mais ce qu'on a vu sur scène se passe dans un "Paris interlope" avec souteneurs, prostituées, marchandes de fleurs, sdf, promeneurs distraits, marins en goguettes, bonnes soeurs dévoyées ...


 

 

 

 

21:22 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, bozar, woody allen, la monnaie |  Facebook |