27/12/2008

Hors des sentiers...

Hors des sentiers battus, en décembre nous sommes allés au cinéma, au théatre, au concert, à l'opéra

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Christina

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Victoria

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Dans un film de Woody Allen tourné en Espagne: Barcelona et Oviedo

Vicky, Christina, Barcelona

Un grand jeu de séductions. Pas mal!


Aux Beaux Arts -  "Bozar"

Scholl

Un beau concert avec Andréas Scholl, contretenor et Hélène Guilmette, soprano, l'orchestre "Akademie für alte Musik Berlin et le Vocalconsort Berlin conduits par Marcus Creed.

Au programme Händel:

L'Ode for the birthday of Queen Anne (pas particulièrement interpellant)

et le Dixit Dominus HWV 232 - bien plus intéressant.


A la Monnaie

Rusalka de Dvorak

Musique magnifique, mise en scène contemporaine et inventive qui sort l'oeuvre des clichés et d'une lecture au premier degré.

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Rusalka

direction musicale: Adam Fischer
mise en scène : Stefan Herheim
décors: Heike Scheele
éclairages : Wolfgang Göbbel
dramaturgie: Wolfgang Willaschek
chef des chœurs : Piers Maxim 

Rusalka (Naïade) :Olga Guryakova
Prince : Burkhard Fritz
Princesse étrangère : Stephanie Friede
Vodník (Génie des eaux) : Frode Olsen
Ježibaba (Sorcière) :Doris Soffel
Chasseur : Julian Hubbard
Première dryade :Olesya Golovneva
Seconde dryade : YoungHee Kim
Troisième dryade :Nona Javakhidze
Boucher :André Grégoire
Police : Marc Coulon

Orchestre symphonique et choeurs de la Monnaie

 

Rusalka, une créature des eaux, veut devenir humaine pour être aimée du jeune prince dont elle est amoureuse. Ignorant les mises en garde, elle demande de l’aide à la sorcière Ježibaba. Pour que son voeu soit exaucé, Rusalka devra renoncer à sa voix ; elle sera en outre à tout jamais maudite si son amour échoue. Le prince, lui aussi, néglige l’avis de ses proches et noue une relation avec Rusalka. Très vite, cependant, il lui sera infidèle. Rusalka, le coeur brisé, retourne se réfugier auprès des siens. Le prince revient, le temps d’un dernier baiser, et meurt.

Premier acte

Une nuit au clair de lune. Trois nymphes excitent l’esprit du lac par leurs taquineries puis l’abandonnent, humilié. Alors qu’il déplore la perte de sa jeunesse, Rusalka apparaît devant lui et le supplie de l’autoriser à quitter son royaume des eaux : tant qu’elle sera nymphe, l’homme qu’elle aime en secret ne pourra pas la voir. C’est pourquoi elle aspire à la condition humaine en étant prête, pour connaître le bonheur de l’amour, à devenir mortelle. En vain l’esprit du lac cherche à la dissuader de rejoindre le monde des humains, inconstants par nature. En désespoir de cause, il lui recommande de s’adresser à la sorcière Ježibaba.

Restée seule, Rusalka supplie la lune de lui venir en aide. Elle court ensuite chez Ježibaba, et lui demande de la métamorphoser en femme coûte que coûte. La sorcière critique violemment le vœu de Rusalka et pose de cruelles conditions : si son amour humain est déçu, son amant mourra et elle sera maudite à jamais. De plus, en tant que femme, Rusalka sera muette. Persuadée que son amour l’emportera sur toutes les malédictions, Rusalka accepte ces termes. Ježibaba prépare la potion magique et la verse à Rusalka tandis que retentit au loin la plainte de l’esprit du lac.

À la pointe du jour, le prince approche avec ses chasseurs. Sous l’emprise d’un charme étrange, il éloigne de lui ses compagnons de chasse. Rusalka lui apparaît comme en un rêve. À sa vue, le prince est plongé dans un ravissement profond et lui avoue sa flamme. Incapable de prononcer le moindre mot, Rusalka tombe dans ses bras. Des gémissements s’élèvent des eaux.
Deuxième acte

À la cour, on prépare les fiançailles du prince. Les cancans vont bon train et le mystérieux objet de son amour est dénigré. Sa fiancée est vue comme une créature étrange et l’on croit sa passion inspirée par des puissances maléfiques. Quand le prince apparaît avec Rusalka, tous prennent la poudre d’escampette.

Le prince est amoureux fou, mais la froideur apparente et le mutisme de Rusalka mettent ses sentiments à rude épreuve. Une princesse étrangère, qui fait son apparition à la fête, observe le couple et s’interpose. Elle tente de séduire le prince et insinue que sa fiancée muette exerce sur lui une influence néfaste. Ébranlé, le prince offre son bras à la princesse étrangère et abandonne Rusalka à son désespoir.

Pendant la fête, le prince tombe sous le charme de la princesse, négligeant tout à fait Rusalka. Celle-ci regrette amèrement d’avoir quitté le monde de l’esprit du lac et l’appelle au secours. L’esprit du lac ne peut que déplorer le sort tragique de Rusalka : elle ne peut être ni femme ni nymphe et n’appartient plus à aucun monde. Entre-temps, le prince et la princesse étrangère échangent des mots doux. Lorsqu’il l’étreint, Rusalka se précipite vers lui et se jette à ses pieds. Le prince prend peur et la repousse, éveillant ainsi le courroux redoutable de l’esprit du lac. Celui-ci annonce au traître une mort précoce et entraîne Rusalka au fond de l’eau. Pétrifié de peur, le prince implore l’aide de la princesse étrangère. Mais celle-ci est arrivée à ses fins ; avec morgue, elle se rit de l’inconstant et le laisse seul.

Troisième acte

Une nuit au clair de lune. Rusalka erre sous l’aspect d’un feu follet dans un monde intermédiaire entre l’être et le néant. Brisée par la perte de sa jeunesse et de son amour, elle aspire en vain à la mort. Ježibaba entend sa plainte et lui fait comprendre, non sans ironie, qu’elle ne pourra se libérer de la malédiction qu’en versant le sang du prince de ses propres mains. Ježibaba lui tend une arme mais Rusalka la rejette, horrifiée : plutôt souffrir à jamais que tuer son amant. Raillant sa faiblesse, la sorcière s’en va. Désespérée, Rusalka cherche ses soeurs, mais celles-ci la repoussent.

Les nymphes chantent et dansent une joyeuse ronde, cherchant comme de coutume à taquiner l’esprit du lac. Tourmenté par le sort de Rusalka, celui-ci n’a plus le coeur au batifolage et les rabroue. Autour de lui, tout devient triste et sombre. Les nymphes fuient l’obscurité.

Désespéré, le prince cherche Rusalka. Elle lui apparaît sous l’aspect d’un feu follet et le prince implore son pardon. Elle le prévient qu’il mourra s’ils s’embrassent, mais le prince continue de la supplier. Finalement, un baiser passionné les unit et le prince expire dans ses bras. L’esprit du lac déplore ce sacrifice inutile, Rusalka embrasse le prince une dernière fois et disparaît.

Mais ce qu'on a vu sur scène se passe dans un "Paris interlope" avec souteneurs, prostituées, marchandes de fleurs, sdf, promeneurs distraits, marins en goguettes, bonnes soeurs dévoyées ...


 

 

 

 

21:22 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, bozar, woody allen, la monnaie |  Facebook |

03/12/2008

Au cinéma

Le Ciné Vendôme propose souvent une intéressante programmation:

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"Séraphine", un film de Martin Provost, avec Yolande Moreau que l'on ne peut oublier dans son rôle de bonne soumise et de peintre obsédé.

"En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d’apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation improbable entre le marchand d'art visionnaire et l'humble femme de ménage dont tout le monde se moque..."

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Il évoque l'existence de Séraphine Louys, ?attardée mentale? extraordinairement douée et même obnubilée par et pour la peinture.

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Au musée de Senlis.

21:41 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, cinema |  Facebook |

08/06/2008

Roadmovie

Avec "Eldorado", le second et sans doute pas dernier film de Bouli Lanners,  on est plongé dans un roadmovie parcourant la Wallonie montrée comme dans des décors de Middlewest américain ( South Dakota, Tennessee? un peu de "Bagdad café" en pire).

Humour au second degré, vieilles bagnoles américaines et beaucoup d'humanité.

A voir sans hésitations.

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il y a de bien plus belles images dans le film

Pour voir la bande annonce:

http://www.dailymotion.com/video/x5oe1w_eldorado-bandeann...

http://www.dailymotion.com/video/x5enjc_eldorado-bouli-la...

 

  

 

22:28 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

06/03/2008

Chez les Ch'tis

Parchequ'on che chens Ch'tis auchi - un peu-, nous avons étés voir, comme des dizaines de milliers de Belges "Bienvenue chez les Ch'tis"

De la franche et bonne rigolade

Bravo Monsieur Dany

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':-)

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et la bande annonce:'---> http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18783957&a...

21:22 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

11/02/2007

Odette

Samedi après-midi pluvieux, temps idéal pour aller au ciné voir un joli film : Odette Toulemonde, un film de Eric-Emmanuel Schmitt avec Catherine Frot.

On a bien aimé malgré une critique généralement acerbe, C'est vrai que EES en remet quelques couches de crème au beurre. Mais comme pour tout spectacle, l'important c'est de participer à l'univers de l'auteur.

 

Ici la bande annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18717988&a...

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Assez romanesque

 

Une critique pas trop dure:

Odette Toule-monde vit dans un petit appartement de Charleroi, avec son fils homo, sa fille maussade et le petit ami crado de cette dernière, qui s’incruste. Odette est veuve, vendeuse de cosmétiques : sa vie serait un peu tristounette si les romans de Balthazar Balsan ne venaient saupoudrer son quotidien de sucre candi.

Balsan, lui, a des millions de lectrices, un bel appartement à Paris, une jolie femme et des maîtresses à la hauteur. Mais Balsan est malheureux. Il se fait littéralement démolir par la critique, et son fils a un peu honte de son image d’écrivain “pour coiffeuses et secrétaires”. Odette et Balsan ont a priori peu de chances de se rencontrer, mais à la faveur d’une lettre, leurs vies vont se télescoper.

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Bon, d’accord, c’est plein de bons sentiments. Odette vit dans un univers kitschissime, plane au sens propre comme au figuré, chante et danse à la moindre occasion — surtout quand on lui passe du Joséphine Baker. Une autre que Catherine Frot aurait conduit droit au naufrage. Mais Catherine Frot, quoi qu’elle fasse, est à croquer. Jésus “himself” habite en bas de son immeuble : ses apparitions offrent de petites séquences amusantes. Dupontel, dans un rôle qui rappelle le pianiste qu’il campait dans Fauteuils d’orchestre, dose l’émotion avec des proportions parfaites.  Mention spéciale à Nina Drecq, l’ado boudeuse, plus vraie que nature. Avec un plaisir visible, Schmitt flirte avec la guimauve, et comme tous les bonbons, selon votre goût, c’est soit écœurant soit délicieux.

08:29 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinema |  Facebook |

09/02/2007

Nue Propriéte

Un film de Joachim Lafosse

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Nue propriéte un drame familial en Brabant Wallon!

Avec Isabelle Huppert telle qu'en elle même, glaciale en mère de famille divorcée, un peu mal dans sa peau, et avec les frères Renier , Yannick et Jeremie, qui jouent les (faux) jumeaux avec brio.

Cela se passe dans une grande baraque dont la mère voudrait bien se débarasser pour refaire sa vie ailleurs, ce que ses fils refusent énergiquement. Tensions mère-fils et entre les frères qui sont plus ou moins durs dans leur rapport avec leur mère. En plus, une dispute entre eux provoquée par la rencontre amoureuse de l'un d'eux; et cela finit mal.

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Le film vu par Déborah Laurent - -
Une double première. Les frères Renier sont formidables.

Quelques mois à peine après la sortie de "Ça rend heureux", fable originale sur la volonté de faire du cinéma sans le sou, voilà l'oeuvre budgétée, forcément plus accomplie et très attendue de Joachim Lafosse.

Cette fois, en effet, les sous sont là, au point de nous offrir au générique une double première. Isabelle Huppert n'avait jamais tourné chez nous et les demi-frères Jérémie et Yannick Renier n'étaient pas encore apparus ensemble. Dans les deux cas, c'est chose faite.

L'habituelle égérie de Claude Chabrol incarne ici la mère divorcée de deux grands garçons qui passent la plupart de leur temps à glander. Lorsque, sous l'influence de son voisin qui est aussi son partenaire au lit, la dame envisage de vendre la maison familiale pour se lancer dans l'horeca, elle se ramasse tout le monde sur le dos, y compris l'ex-mari auquel appartenait la demeure.

La rencontre entre les deux fils et le voisin n'arrangeant rien, que du contraire, la mère décide de déserter. Les deux fils se déchirent et c'est le drame...

Vous avez dit drame ? Et pas drôle du tout ! Car pour filmer les tensions familiales dans un huis clos effectif et affectif, Joachim Lafosse a mis toute la sauce.

Sur base d'un script coécrit par Philippe Blasband en personne, l'auteur de Folie privée est parvenu à éviter pas mal de pièges, laissant à ses acteurs et actrices le soin d'exprimer au mieux les états d'âme qui découlent de leur jeu et qui en font la force.

C'est là que résident notamment les qualités et les défauts du film. Car si les Renier s'en tirent mieux que bien, on n'en dira pas autant d'une Isabelle Huppert qui donne parfois l'impression de s'ennuyer. Il est vrai que Nue propriété tourne parfois en rond, notamment au cours de séquences de repas un peu trop répétitives.

Reste néanmoins une oeuvre indiscutablement intéressante.




 

17:18 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |