22/09/2007

Voyage en Orient

L’usage du Monde
de Nicolas Bouvier

(publié chez Belgique-Loisirs)

Récit du voyage, entrepris en 1953, qui le mena, avec son ami peintre Thierry Vernet en Serbie (alors Yougoslavie), en Turquie, en Iran, dans la province Pakistanaise du Baloutchistan et en Afghanistan.

Les descriptions minutieuses de ces régions, à l’époque encore très rudes, dans un style parfaitement propre et soigné, nous montrent ces pays, leurs paysages grandioses, leurs habitants le plus souvent chaleureux, les milles difficultés du voyage mené avec peu de ressources par ces deux amis intrépides.

Une belle lecture.
  • Ce jour-là, j'ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s'en trouverait changée. Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr. (Citation tirée de L'usage du monde)
  • Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait (Citation tirée de L'usage du monde)
  • livre

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31/08/2007

Liberté pour les Ours

Liberté pour les Ours de John Irving 41F1AQWHBSL__SS500_

Voilà un roman bien farfelu qui nous conte les aventures picaresques  de deux jeunes autrichiens qui se mettent en tête de libérer les animaux du zoo de Vienne.

Et pas seulement çà. Cela commence par la rencontre de Siggy et de Graff, leur équipée en Autriche avec la moto qu’ils ont acheté à deux. Leur rencontre avec Gallen, une fille de la campagne.

Puis, au milieu du roman et alternativement : la veille de Siggy dans le zoo de Vienne où il observe les agissements suspects, du veilleur de nuit, O. Schrutt, qui empèche sadiquement, les animaux de dormir, et l’histoire d’un militaire motocycliste allemand en Slovénie, durant la seconde guerre mondiale, au milieux des embrouilles entre Tchetnik et Oustachis jusqu’à la retraite sur Vienne et la fin de l’occupation soviétique.

Le roman se termine par la libération foireuse des animaux du zoo de Vienne par Graff et Gallen, (Siggy s’est entretemps planté mortellement avec la moto contre une remorque agricole chargée de ruches). Seuls les deux ours à lunettes...

Voilà 440 pages d’un style débridé et foisonnant bien agréables à lire

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John Irving l'auteur de "Le monde selon Garp"

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20/08/2007

Mario Vargas Llosa

 

 

Les cahiers de don Rigoberto

Vargas

 

Voici un roman "coquin" de Mario Vargas Llosa, écrivain Péruvien.

http://www.mvargasllosa.com/

Don Rigoberto et Doña Lucrecia vivent séparés, suite à un « faute » que madame aurait commise avec son fûté beau-fils Fonfon, le fils de Rigoberto. Durant cette séparation Monsieur ne pense qu’à Madame et Madame ne pense qu’à Monsieur, malgrès quelques péripéties intermédiaires.

Quand à Fonfon, admirateur inconditionnel du peintre vienneois «érotomane décadent» Egon Schiele, il n’a de cesse de les raccomoder subtilement, en écrivant des lettres anonymes à l’un et à l’autre tout en suggérant à chacun qu’elles pourraient bien venir de l’autre.

Celà nous vaut quelques belles pages où Vargas Llosa déchaine une érudition insondable.

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08/08/2007

Impasse des deux Palais

Impasse des deux Palais de Naguib Mahfouz

-Prix Nobel de littérature 1988mahfouz photo

 
 Impasse des deux palais
(LGF - Livre de Poche, 1989, 350 pages)                                                                                                                   Moi j’ai apprécié le style (et la traduction de Philippe Vigreux). Les descriptions ont un petit côté proustien, dans la finesse des descriptions psychologiques, et dans le détail de la suggestion du décor. Du grand art 

JP

                                                                                                                  

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06/07/2007

Trilogie new-yorkaise

trilogie

 

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De Paul Auster romancier américain "à la mode"!

Trilogie new-yorkaise  

Trois nouvelles de Paul Auster, romancier américain, « post-moderne » comme ils disent.

- Cité de Verre ( avec le détective Quinn qui surveille Stillman – ramasseur fou de débris dans New-York qui est à la recherche du langage universel)

- Revenants ( avec le détective Bleue qui surveille Noir, qui surveille Bleue pour le compte de Blanc)

- La Chambre dérobée (avec Fanshawe, le romancier génial et disparu qui organise en douce son remplacement auprès de sa femme et de son enfant par un ami d’enfance qui lui n’a de cesse de le retrouver ; il lui permettra de le retrouver mais juste au moment de son prétendu suicide..)

 

Les personnages –détectives- sans réelle vie intérieure s’y interchangent petit à petit au cours des récits, et on peut penser que l’auteur est un peu schizophrène !

Le temps qui passe et qui littéralement (ou littérairement)  mange les personnages qui attendent interminablement dans des filatures ou des surveillances jusqu'à en perdre la raison, est une constante dans ces nouvelles.

La description d’une humanité sclérosée dans ses tics ne nous apprend pas grand-chose de concret, et reste à mon avis un exercice littéraire stérile.

Ce n’était pas particulièrement passionnant à lire d’autant que la traduction m’a semblée fort litérale avec des tournures grotesques ; p. ex. page 420 (le traducteur  commencait sans doute à être fatigué.) : "ça ne pouvait pas faire autrement.", "… , je ne pensais plus très clair.", "... , et j’ai dû reprendre la lutte de zéro."

 

JP

     

 

 


 

17:44 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

26/06/2007

Lecture

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« La défense Loujine »,  voilà un belle lecture où Vladimir Nabokov l’auteur de « Lolita » et de « Adda », décrit la vie d’un joueur et maître d’échec. Son esprit est complètement absorbé par cette activité qui le subjuge entièrement. La sensible « Madame Loujine » malgrè l’incompréhension de  sa famille aristocatique,  russe, émigré du Berlin préhitlérien l’aime comme on aime un enfant difficile.Un régal de style, de psychologie et de finesse.    
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NABOKOV

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31/05/2007

 La Part de l'Autre

Adolphe H.?

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La part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt m'a laissé quelque peu perplexe.

Cette histoire parallèle de Hitler et de son double qui aurait lui, réussi l'examen d'entrée à l'Académie de Vienne et ne serait donc pas devenu ce dictateur calamiteux pour l'Allemagne et le Monde entier est certe une idée géniale.

Mais le parcours d'A. Hitler decrit par E.E.Schmitt reste historique et assez superficiel.

L'histoire du double: Adolphe H. est lui trop différente de l'original, ce ne sont pas du tout les mêmes hommes et celà manque donc de logique et ne me convainc pas.

Les meilleurs moment du roman sont, à mon avis les descriptions des vies des soldats allemands durant la première guerre, que se soit celle d'Adolphe H. ou celle du caporal Hitler.  

16:50 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

17/05/2007

Beaux seins

Mo Yan

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Beaux seins, belles fesses

 

Voilà un grand roman chinois. L’histoire de la Chine, depuis l’invasion japonaises jusqu’à nos jours de capitalisme débridé, vécue par un famille chinoise atypique, les Shangguan, une mère, ses sept filles et son fils attendu si longtemps, Jitong, l’enfant d’or.

Plus de 890 pages passionnantes ; une fresque historique, et la description journalière de la vie très dure des villageois de ce pays, qui font face avec philosophie aux pires difficultés.

Une grande leçon d’histoire et d’humanité

JP

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critique par Sibylline

Un conseil: cliquez sur Sibylline! et vous découvrirez une facette du monde merveilleux de la littérature.

13:09 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

12/04/2007

Onnellinen mies

Un homme heureux

Vous prendrez un Paasilinna ou bien deux?

Après l'histoire du lapin lapon voici "a tales of bridge, of concrete, of lust  and of revenge" ou un drame shakespearien dans le huis clos d'un village finnois reculé dans lequel un ingenieux ingénieur en construction de ponts élimine un à un tous les notables du village dans lequel il s'est installé.  

Bon je crois que j'exagère un peu car c'est un petit roman humoristique où les personnages ont du relief et de la vérité.

Cela se passe à Kuusmäki, avec dans les rôles principaux: le directeur de travaux communaux Kainulainen, le proviseur du collège Rummukainen, le commissaire de police Kavonkulma, le brigadier Ollonen, le chef des pompiers Jokikokko, le pasteur Roivas, le maire Jäminki, le chef de bureau Pyörähtälä (faut le faire), l'ingénieux Jaatinen et les femmes de ce dernier, Léa ex-Rummukainen et Irene Koponen.

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Traduction parfaite de Anne Colin du Terrail

Nous voilà une nouvelle fois délicieusement plongés dans un de ces petits villages du fin fond de la Finlande chers à Paasilinna. Encerclés par les forêts et les lacs, à mi-chemin entre le XIXe siècle et la modernité, comme hors du temps, nous sommes entraînés dans un conte à l'ambiance ouatée et innocente. L'écriture simple et nue, quasi enfantine lorsque l'auteur joue avec les répétitions, renforce cette impression de légèreté. A partir de l'histoire, presque banale, de la vengeance implacable du héros Jaatinen contre les notables du village, Paasilinna croque une savoureuse galerie de portraits caricaturaux et franchement drôles. Son humour se fait même grinçant lorsqu'il s'attaque aux forces de l'ordre, aux fonctionnaires ou aux ecclésiastiques. On se passionne immédiatement pour l'ascension pleine de rebondissements de l'ingénieur vengeur : pour faire payer ses ennemis, il finit par prendre le contrôle de la ville, quitte à franchir quelques fois les limites de la morale.... Lire »

21:58 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

Odette Toulemonde et autres histoires

Et maintenant le bouquin.


Il contient 7 nouvelles légères et bien ficellées.
Quelques pages, un chute inattendue pour chacune, et c'est souvent le bon sentiment qui l'emporte.
Agréable.
Je note pourtant le titre des 7 nouvelles car sinon je risque fort de les oublier:
Wanda Winnipeg (et le peintre)
C'est un beau jour de pluie ( un aller-retour dans le temps)
L'intruse (une mémoire qui flanche)
Le faux (qui devient vrai)
Tout pour être heureuse (un fils caché)
La princesse au pieds nus ( pour un surnom c'est un surnom)
Odette Toulemonde
Le plus beau livre du monde (ecrit dans un camp de prisonnières)

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Les livres de Eric-Emmanuel Schmitt commentés par les lecteurs

Sites
Le site officiel d'Eric-Emmanuel Schmitt
 

www.eric-emmanuel-schmitt.com
Un très beau site qui contient un maximum d'informations sur l'auteur et ses oeuvres : biographie, résumés, analyses... On pourra néanmoins reprocher l'ergonomie générale de certaines pages et le choix des couleurs, qui rendent la lecture parfois pénible.

Le site le plus complet du web sur l'écrivain.

Encore faut-il avoir la volonté de tout lire...


Le site de son éditeur Albin Michel
 

www.albin-michel.fr
Le site d'Albin Michel permet de retrouver en quelques clics la totalité des oeuvres d'Eric-Emmanuel Schmitt. Pour être tenu régulièrement au courant des nouveautés de l'auteur.

Catalogue complet de l'auteur.

Peu fourni niveau contenu.

Les livres de Eric-Emmanuel Schmitt commentés par les lecteurs

BIBLIOGRAPHIE
(chez Albin Michel)

Pièces de théâtre :
La nuit de Valognes, 1991
Le visiteur, 1993 (Molière 1994)
Golden Joe, 1995
Variations énigmatiques, 1996
Le libertin, 1997
Frederick ou le boulevard du crime, 1998
L'Hôtel des deux mondes, 1999
Petits crimes conjuguaux, 2003

Romans :
La Secte des égoïstes, 1994
L'Évangile selon Pilate, 2000 (Grand Prix des lectrices de Elle)
La Part de l'autre, 2001


Cycle de l'invisible :
Milarepa, 1997
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, 2001
Oscar et la dame rose, 2002
L'Enfant de Noé, 2004


Essai :
Diderot ou la philosophie de la séduction, 1997

 

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07/04/2007

Le Lièvre de Vatanen

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Ah quel chouette petit roman que ce « Lièvre de Vatanen ».

L’histoire, ou plutôt les histoires d’un ex-journaliste d’Helsinki qui quitte tout, sauf un petit lapin découvert sur la route, nous mêne du sud de la Finlande jusqu’en Laponie. Ce Vatanen fera toute sorte de métiers, il est de plus en plus proche de la nature, et de plus en plus éloigné des hommes « normaux », avec le souci constant de son lapin. Voici ses aventures racontées avec beaucoup d’humour, d’humanité et de sagesse, dans ce roman, qualifié par certains, d’écologique et que je comparerais "Don Quichotte".

La littérature finlandaise, c’est quand même quelque chose.

La traduction de Anne Colin du Terrail est parfaite.

L'auteur: Arto Paasilinna: 

Avec une bonne bouille comme celle là , - comme on dit chez nous- on ne pouvait écrire que de bonnes choses.

 

Arto_Paasilinna

 

Pour en savoir plus sur Arto P.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arto_Paasilinna

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04/04/2007

Djian

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Un bouquin recommandé que moi je ne recommande pas donc j'espère que celà s'arretera là!

Doggy bag - saison 1 de Philippe Djian l'auteur de "37°2 le matin"; bon pour les scripts de cinéma peut-être.

Comme dans un feuilleton, les personnages sont totalement superficiels et quasiment interchageables. Il doit obligatoirement se passer quelque chose à chaque chapitre.

Bon passons. je m'arrête au tome 1, il y en aurait 6?!

Adieu David et Marc Sollens, Irène et Victor, Edith et Sonia, Josiane et Bea.

 
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Lire - Christine Ferniot (Octobre 2005)
En voilà un roman saugrenu, en permanence sur le fil du rasoir et gonflé à l'hélium ! Comme son titre l'indique, Doggy bag est un ramassis de n'importe quoi : un fond de sauce télé, une resucée de soap brésilien, avec quelques tranches de Dallas et une couche des Feux de l'Amour. Il est signé Philippe Djian, l'écrivain le plus imprévisible, capable du meilleur mais aussi du franchement moins bon.

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22/03/2007

Roman

Ce qui a dévoré nos coeurs

 

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Ce roman de Louise Erdrich commence avec Faye qui découvre un vieux tambour indien lors d’un inventaire de succession en Nouvelle Angleterre et nous mène dans le North Dakota dans la réserve des indiens Chippewa.

Il remonte le temps et nous conte une histoire tragique: un couple d’indiens se sépare, une petite fille est dévorée par les loups, puis une autre histoire où la magie du tambour sauve du froid et de la neige trois enfants perdus. Dans ces histoires se mêlent les races(indiens, blancs, métis, bien et mal intégrés)et leurs univers. Louise Erdrich nous ramène à Revival Road pour conclure par une rencontre amoureuse inévitable. La traduction un peu laborieuse ne facilite pas la lecture de ce roman foisonnant (un peu trop)

 

«Les chagrins, on les épuise avec les moyens du bord, ce qu'on a sous la main. On s'en débarrasse à force d'en parler, on ne les laisse pas s'incruster au fond de soi. Vous voyez, c'était à ça que le tambour était bon. A faire sortir ces chagrins, au grand jour, où les chants pouvaient les emporter.»

 

Une critique: André Clavel , Samedi 27 Janvier

Un père allemand, une mère ojibwa: Louise Erdrich est une sorte de Lorelei échappée d'un tipi du Dakota. C'est là qu'elle a affûté sa plume avant de devenir - avec Sherman Alexie - la figure la plus emblématique de la jeune littérature indienne d'Amérique. Ecrire, pour elle, est un acte réparateur, afin de ravauder la mémoire déchirée de ces communautés qui vivent sur les décombres d'un passé légendaire, au cœur des Grandes Plaines. Née en 1954, Louise Erdrich a grandi à Wahpeton, petite ville du Dakota du Nord où ses parents enseignaient à l'école indienne. A deux pas de la maison, ses grands-parents paternels tenaient une boucherie - lire La Chorale des maîtres bouchers - et, tout près, sur la réserve de Turtle Mountain, vivaient ses grands-parents maternels.
«Chez nous, il n'y avait pas de télévision, dit Louise Erdrich, mais les livres avaient une grande place. C'était excellent pour l'imagination et mon père me récompensait d'une pièce de cinq cents si je lui racontais une belle histoire! Il adorait le théâtre de Shakespeare et aussi Mozart, qu'il nous faisait écouter sans modération.» Voilà pourquoi la musique est omniprésente dans les romans de Louise Erdrich. «Pour moi, poursuit-elle, elle est l'âme de l'existence. J'ai toujours pensé qu'elle était le seul moyen de nous consoler de nos chagrins. Bien davantage que les mots, elle peut nous apaiser, nous pénétrer lorsque nous sommes la proie du désespoir. Comme si elle était d'essence divine, surnaturelle.»
C'est au début des années 1980 que Louise Erdrich - tout en travaillant dans un bar - a commencé à écrire, sous le signe de Willa Cather et de Flannery O'Connor. «Je suis devenue romancière en racontant des histoires du Dakota, avec des personnages qui me sont très proches, en particulier les Indiens de cette région. Mon premier livre, L'Amour sorcier, est paru en 1984 et j'ai cru qu'il allait être rapidement oublié. Mais Toni Morrison et Philip Roth l'ont salué, il y a eu des articles dans la presse et il a reçu l'American Book Award. J'étais gâtée!»
L'œuvre de Louise Erdrich - une douzaine de romans - mêle très habilement les registres: la musique et le patrimoine indien, la magie et le folklore, la peinture des paysages et la référence au sacré. L'héroïne de Ce qui a dévoré nos cœurs, Faye Travers, vit dans le New Hampshire avec sa mère, originaire d'une tribu d'Ojibwa. Leur travail consiste à régler des successions, et c'est à cette occasion que Faye déniche une précieuse collection d'objets indiens datant du XIXe siècle. Parmi eux, un mystérieux tambour orné de petits cônes en fer-blanc, de grelots, de perles, de figures représentant une jeune fille, une main, une croix et un loup... Intriguée, Faye décide de s'approprier cet instrument qui semble posséder de fabuleux pouvoirs, comme s'il était habité par un être vivant. «Certains pensent que les objets absorbent une part de l'essence de leur propriétaire, note Faye. Moi, je ne me mêle pas de ça. Et pourtant, au moment où je m'approche du tambour, je jurerais qu'il résonne. Une note profonde, grave et sonore.»
L'histoire de ce tambour va être au cœur du roman. En un long flash-back, Louise Erdrich remonte le temps jusqu'à ce drame terrible qui, jadis, frappa l'Indien Shaawano, dont la petite fille fut dévorée par des loups. Afin qu'il ne meure pas de désespoir, la nuit, le fantôme de l'enfant se mit alors à apparaître dans ses rêves. Et à lui donner des instructions très précises pour qu'il fabrique un tambour qui, par ses pouvoirs surnaturels, allait lui permettre de conjurer la mort de sa fille, dont la voix consolatrice semblait surgir de l'au-delà et résonner dans les tréfonds de l'instrument. Lequel finira entre les mains de Faye, après avoir battu au rythme de la douleur des êtres, mais aussi de leurs espérances.
Empruntée à une légende indienne, cette histoire fascine, en rassemblant les vivants et les morts dans la même sarabande. Et dans la même musique, dont Louise Erdrich connaît les pouvoirs rédempteurs.

 

Un site web sur Louise Erdrich: http://www.harpercollins.com/author/index.aspx?authorid=2...

20:21 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

25/02/2007

La Monnaie

Comment vous en faire baver? : Offrir un bouquin sur la Monnaie, qui présente une dizaine de spectacles qu'on n'a pas eu l'occasion d'aller voir!

Les photos permettent de se faire une petite idée, et le DVD montre quelques extrais qui continuent à mettre l'eau à la bouche.

Le plus beau, et que l'on a pu enregistrer : L'Orféo de Monteverdi mis en scène par Trisha Brown et conduit par René Jacob. 

Merci Alice pour ce cadeau à la Tantale.

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La nouvelle publication du Théâtre de la Monnaie «La Monnaie, les coulisses de l'opéra», éditée en collaboration avec La Renaissance du Livre.

Le livre est accompagné d’un dvd de 120 minutes qui vient illustrer les textes des auteurs Martine Dumont-Mergeay et Frank de Crits en proposant extraits des productions et interviews.

 

Le sit de La Monnaie : http://www.lamonnaie.be/demunt-1.0/index.jsp?language=FR

une interview de René Jacobs : http://www.arte.tv/fr/art-musique/Maestro/Interviews/8608...
le site de Trisha Brown :  http://www.trishabrowncompany.org/

17:01 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cadeau, musique, dvd, livres |  Facebook |

12/02/2007

Mauvaises pensées

Mes mauvaises pensées un roman de Nina Bouraoui.

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Nina Bouraoui, une auteure franco-algérienne, se parle comme à son psy durant 260 pages, sans la moindre respiration, sans paragraphe, sans chapitre, passant sans à-coups d'un sujet à une autre histoire d'amitié ou de famille, père, mère, soeur, ... .

Style nerveux, mais souple.

Intéressant à mon avis.

Le bouquin a eu le prix Renaudot 2005 tout de même.

 

Morceau choisi
Avant j'écrivais dans me tête, puis j'ai eu les mots, des spirales de mots, je m'en étouffais, je m'en nourrissais ; ma personnalité s'est formée à partir de ce langage, à partir du langage qui possède. Je n'ose plus me regarder dans le miroir, je ferme les chambres de notre appartement à clé, je cache les couteaux, je dors seule, j'ai si peur de faire mal à l'Amie. La nuit qui précéda mes mauvaises pensées, je me souviens d'une voix de femme qui appelait au secours, je me souviens avoir entendu des coups contre une fenêtre fermée : on frappait un corps.


 

Le Magazine Littéraire - Sandrine Fillipetti (Novembre 2005)
Ce qui est poursuivi avec l'énergie du désespoir dans cet envoûtant roman n'est rien moins que la cicatrisation métaphysique. Ce n'est pas au fond, une mauvaise définition de la littérature

 

Ninia Bouraoui sur EVENE:

http://www.evene.fr/celebre/biographie/nina-bouraoui-1336...

et sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nina_Bouraoui

 

21:03 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

08/02/2007

Lecture

Un recueil de nouvelles de Roberto Bolaño, écrivain chilien: "Appels téléphoniques".

Commentaires de Evene:

"Ce sont quatorze récits qui révèlent la part intime d'ombre de chacun, les abîmes secrets des êtres que Bolaño nous livre ici.

Ces quatorze récits sont regroupés en trois parties. La première tourne autour du thème de la vie d'écrivain, la deuxième parle de la violence, la troisième des femmes.

Poète et romancier chilien, Roberto Bolaño est né à Santiago en 1953. Après avoir vécu au Mexique (depuis 1968) il retourne dans son pays d'origine au moment du coup d'État de Pinochet (en 1973).Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique en 1974, il fonde "l'infraréalisme", groupe littéraire d'avant-garde héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres. Vers la fin des années 70, il s'installe en Espagne où il exerce divers métiers, tels que vendeur de bijoux ou veilleur de nuit dans un camping. Il faut attendre le milieu des années 90 pour que son œuvre soit reconnue et qu'il soit perçu comme l'une des figures les plus importantes de la littérature hispano-américaine. Il est décédé à Barcelona le 14 juillet 2003. Dans ses oeuvres, il faut noter "la mystique du perdant".

Un bouquin qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Pure littérature et seulement de la littérature.

20:41 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

03/02/2007

Far West

Dans le courrier de cette semaine, un colis d’Amérique! Redding CA.

C’est donc notre amie Judith qui nous envoie un grand livre des plus célèbres photographes du far west, notamment de Ansel Adams.

Les photos noir et blanc sont magnifiques, très artistiques: nous reconnaissons certains endroits où nous sommes passés lors de notre voyage de 2000, à Yosemite et à Mono Lake.

Ce bouquin ravivra encore nos souvenirs.

Merci Judith !

a adamsAnsel Adams

Ansel Adams (1902-1984) is one of the most celebrated photographers of all time. His images of the American landscape, and especially those of the American West, are familiar to millions. Born and raised in San Francisco, Adams studied music as a youth with the hope of becoming a concert pianist. At age 14, while on a family vacation, he took his first snapshots of Yosemite National Park. From that time on, Adams was captivated by the idea of recording nature on film. While in his twenties, he abandoned his musical ambitions for a career in photography, working as a portrait and commercial photographer. By the 1930s he began to achieve success for his visionary yet highly detailed photographs of western landscapes, especially those taken in Yosemite National Park. Over the next decades, Adams continued to work as a photographer, staging exhibitions and writing several important books on photographic technique.

He also became a champion of the conservation movement in the United States, speaking out for environmental concerns and serving on the board of directors of the Sierra Club. Today, Ansel Adams's photographs remain immensely popular, "conveying to millions," according to his biographer, "a vision of an ideal America where nature's grand scenes and gentle details live on in undiminished glory In 1941 Secretary of the Interior Harold Ickes asked Adams to take photographs of the American West for a series of murals to be installed in the Department of the Interior Building in Washington, DC. The murals were never completed, but 226 of Adams's signed original prints were later added to the National Archives holdings and can be found among the records of the National Park Service.

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C'est Half Dome dans le Parc National de Yosemite

 

Le Yosemite lors de notre voyage en 2000:

 

A peu près le même point de vue vers 1850 - photo de Eadweard Muybridge scannée dans le livre.

 

Numériser

 

 

En savoir plus sur Ansel Adams : http://en.wikipedia.org/wiki/Ansel_Adams

12:45 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres, cadeau |  Facebook |

18/01/2007

Bruxelles par-delà

Un livre : BRUXELLES PAR-DELA LES MURS

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Marc Meganck, photos de Xavier Claes

Sur la jaquette:

Que cachent cette porte, ce mur, ce porche ? Et qu'y a-t-il au fond de cette impasse, dans cette cour, ce jardin ? Des lieux insolites, un patrimoine varié, architectural ou vert, une multitude de témoins de ce que la ville a été et est au quotidien pour ceux qui y vivent ou y travaillent. Tour d'enceinte médiévale, carré d'habitations ouvrières typique du xix e siècle, écuries transformées en logement, atelier ou cité d'artistes, bâtiments industriels, maisons « secrètes », cours, cloîtres, façades arrières, parc en intérieur d'îlot...

La ville, ce sont aussi des cadres de vie, des lieux de travail et de repos en dehors de la voie publique, à l'abri des regards...  

Ce livre vous dévoile la face cachée de Bruxelles en vous révélant 160 intérieurs d'îlots... qui vont vous surprendre. Beaucoup sont accessibles, les autres ne sont visibles que dans cet ouvrage. Visite guidée !

 

On l'ouvre au hasard d'une page, et à chaque fois, un intérêt, un coin connu, ou inconnu.

Ce qui me touche, ce sont les quelques réalisations auquels j'ai été mêlé, souvent de près, comme la Maison de la Belonne, l'Hôtel de Clèves-Ravenstein, l'ancien couvent de Saint Géry, le complexe Laeken-Pont-Neuf, la Petite rue de la Violette,...

Dans ce livre, beaucoup de photos, qui mériteraient, sans doute, un plus grand format.

Des textes courts, souvent assez didactiques. Un petit grain de poésie aurait été un plus.

 

Merci Cécile pour ce cadeau attentionné.

 

21:43 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : livres, ville, cadeau |  Facebook |

17/01/2007

Lecture 3

obeir  leena 
Obéir de Leena Lander

paru aux éditions Actes Sud

Durant la guerre civile finlandaise en 1918, trois personnages se rencontrent, se mesurent, s'affrontent, se comprennent, dans un décors de forêts, d'îles et de mer.
Miina  Mahlin, la combattante rouge prisonnière des gardes blancs, dans un ancien asile d'aliènés, transformé en prison, le soldat Aaro Harluja qui a amené la prisonnière, et le juge Emil Hallenberg qui cherche à savoir ce qui s'est réellement passé entre eux durant  cette semaine passée sur l'ile déserte après que leur barque ait chaviré. 
Un beau livre qui fait découvrir une atmosphère, un pays, des faits peu connus, des personnages convainquants. Le style est simple, et la construction narrative faite  de plans discontinus, reste suffisamment compéhensible.
Belle traduction .
La phrase à retenir
Il s'est vite installé entre eux une sorte d'intimité, de compréhension muette. Serait-il exagéré de considérer cela comme un timide début de respect entre ennemis de même valeur ?
 

La phrase à retenir
Il ne faut pas trop exiger de la vie, il est plus facile de ne pas tout savoir que d'essayer d'oublier.

Leena Lander sur Wikipedia: ! en finlandais!: http://fi.wikipedia.org/wiki/Leena_Lander

 

15:06 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |

05/01/2007

Lecture 2

En décembre, j'ai lu  la Création du Monde par Jean d'Ormesson, (Jean d'Ormesson de l'Académie française) .
         ormess

       ormesson

 

 

Ce petit roman, très charmant, n'est pas un vrai roman, mais plutôt un conte philosophique sur Dieu, le temps, la lumière, la matière, l'eau, et nous, entre autres.

C'est sentir, c'est un peu comprendre la physique fondamentale, par la poésie.

 

Très agréables moments de lecture!  

 

Les phrases à retenir :

L'espace et le temps, mes deux enfants qui ne font qu'un, les jumeaux inséparables, je les ai aimé d'un même amour.

Peux-tu imaginer ce qu'était le temps avant toi, avant les hommes, avant la vie? Et ce qu'était la lumière avant qu'il y eût des yeux pour la voir?

Extrait :

Que le temps soit de l'esprit crève les yeux, même des aveugles. L'espace tu le vois, tu le mesures, tu peux le toucher sous forme de terre ou d'eau, tu le traverses dans tous les sens, tu vas, tu viens, tu reviens sur tes pas, tu le parcours et il est là. Même s'il ne cesse de s'accroître et de se dilater, il a quelque chose de rassurant. C'est un terrien, avec de la glèbe à ses souliers. Il est bon garçon, il inspire la confiance. La preuve : vous voyagez. Le temps, lui, personne ne sait qui c'est. Il est dissimulé et secret. Aussi présent que l'espace, il n'est pourtant jamais là. Il est toujours ailleurs. Il a quelque chose de voyou. Comme la pensée et l'esprit, il est subtil et inquiétant.




 Prix Nobel de littérature 2006:

 

Orhan Pamuk

Ecrivain turc.

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J'ai choisi de lire, un peu au hasard, "Château blanc", vague réminiscence à Dino Buzzatti, du "Désert des Tartares".

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Roman curieux qui se déroule dans un temps et un univers peu connu, la Turquie du XVII e siècle, auprès de la cour du sultan.

Il conte les aventures plus ou moins farfelues d'un maître turc et de son esclave italien qui se ressemblent, se comparent, se combattent, s'échangent, ... on ne sait à la fin plus qui est qui?

 

 

 

17:46 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : livres |  Facebook |

04/01/2007

Lecture

Les Ames mortes

Nicolas Gogol

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Une exposition Chagall, vu grâce et avec Andrée, au musée Matisse à Cateau-Cambrésis,

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présentait le travail d'illustrateur de Chagall. Il a, en particulier illustré ce roman de Gogol: Les Ames mortes.

Le titre m'avait toujours paru rébarbatif, mais cette expo, et la lecture de quelques extraits m'ont donné envie de lire le bouquin.

Heureuse idée. Je n'ai pas été déçu, du moins par la première partie. La seconde partie est inachevée. Gogol ayant brulé le manuscrit quelques jours avant sa mort.

J'ai donc suivi, avec amusement, les aventures de Tchitchikof, l'acheteur d'âmes mortes, (bien moins chers que les serfs vivants), et  contemplé les portraits pittoresques des vendeurs toujours étonnés par la propositions du héros.

Belle peinture des moeurs de la société russe de 19ème siècle.  

 

Le site du musée Matisse:

http://www.tourisme-lecateau.fr/page-10113-musee-matisse....

Le texte ici:

http://fr.wikisource.org/wiki/Les_%C3%82mes_mortes_-_Tome_I


 

Une autre bonne lecture de la fin de l'année passée:

 

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de Jonathan Littell.

Une brique de 900 pages denses et qu'on ne lache pas, jusqu'à la fin. malgrès que la fin on la connait. Le Reich qui devait durer 1000 ans!, Il en a duré 12, à peine, mais quelle apocalypse!

Dieu nous préserve de ce genre d'empire.

Max, un intellectuel, petit bourgeois, traverse la guerre en officier SS bien intentionné, bien poli, bien efficace. On en apprend un bout sur la nature humaine.

Un bouquin formidable en tous les cas.

 

Les premières lignes du livre le résume bien:

'En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes collègues, d'écrire mes mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien : j'ai fait mon travail, voilà tout ; quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi, elles ne concernent que moi ; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je vacillais, le monde entier basculait, je ne fus pas le seul à perdre la tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif.' 

Pour en savoir un peu plus, surfez sur Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Bienveillantes

 

 

20:24 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livres |  Facebook |