03/03/2009

La Calisto

Une belle soirée à la Monnaie pour assister à La Calisto, opéra de Cavalli, avec la très bonne Sophie Karthäuser dans le rôle titre.

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Dramma per musica di Giovanni Faustini
Création Teatro San Apollinare, Venezia, 28/11/1651
Réalisation musicale René Jacobs (1993)

 

La Calisto

 

direction musicale : René Jacobs

mise en scène, décors et costumes :Herbert Wernicke

reprise de la mise en scène :Dagmar Pischel

éclairages : Robert Brasseur

 

Calisto : Sophie Karthäuser

Giove : Johannes Weisser

Mercurio : Georg Nigl

Endimione : Lawrence Zazzo

Diana : Caitlin Hulcup

Linfea :Thomas Walker

Satirino : Max Emanuel Cencic ,Angélique Noldus

Pane : Magnus Staveland

Natura : Magnus Staveland

Silvano : Konstantin Wolff

Giunone : Inga Kalna

 

Concerto Vocale

Descendu sur Terre, Jupiter tombe éperdument amoureux de la chaste nymphe Calisto, suivante de Diane. Pour l’approcher et la séduire, le roi des dieux prend l’apparence de la déesse de la chasse. Mais Junon, l’épouse jalouse de Jupiter, se venge sur Calisto en la transformant en ourse. Le dieu inconsolable la métamorphosera à son tour pour l’ immortaliser dans la constellation de la Grande Ourse. Francesco Cavalli a utilisé cette trame mythologique pour composer un de ses derniers opéras, en 1651. Son « dramma per musica » La Calisto, chef-d’oeuvre poétique et sensuel, est un « étrange mélange de joie et de tristesse » qui représente les dieux de l’Olympe comme des êtres de chair et de sang. Une occasion exceptionnelle de revoir cette production devenue mythique depuis sa création en 1993, signée Herbert Wernicke et René Jacobs.

22:51 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bruxelles, musique, opera, la monnaie |  Facebook |

28/06/2008

Verdi

Notre dernier spectacle de l'année à la Monnaie était "La Forza del Destino" de Verdi. Un grand opéra rempli de vengeances, de guerres, de cris et de pleurs. Mais un beau spectacle par la musique évidemment, les interprêtes, l'orchestre, les décors...

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Dans un cabaret de Séville
 

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Un intermède comique avec José van Dam, en frère portier qui en a marre des pauvres mendiants.

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Direction musicale : Andriy Yurkevyh (à notre séance, sinon Kazuchi Ono)

Décors et costumes: Richars Hudson - décors raffinés -costumes très classique

Eclairage : Fabrice Kebours -beau

Il Marchese de Calatrava : Alesandro Guerzoni

Donna Leonora di Vargas : Lisa Houben -bravo!!

Don Carlos di Vargas : Vassily Gerello

Don Alvaro : Hugh Smith -grande et forte voix

Preziolla : Marianne Cornetti

Fra Melitone : José van Dam - avec de l'humour

Curra : Carole Wilson

Un Alcade : Roberto Accurso

Mastro Trabuco : Alexandre Kravets

Un medico : Tijl Fayets

 

Chef des Choeurs: Piers Maxim

 

08:48 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opera, la monnaie |  Facebook |

13/03/2008

Wozzeck

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Hier, soirée de sortie au Théâtre Royal de la Monnaie pour le Wozzeck d'Alban Berg. Fameux morceau!

Mise en scène millimétrée dans sa simplicité (pas de décors, un sol en terre) et son originalité (un étang réel), avec des beaux jeux de lumières et une noyade finale très réaliste - un trucage impressionnant.

Musique de Berg, très puissante et pas facile à avaler.

Bravo aux interprètes de Wozzeck et de Maria, en particulier .

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Wozzeck

direction musicale: Mark Wigglesworth

mise en scène: David Freeman

scénographie et éclairages costumes: Michael Simon, Anna Eiermann
chef des chœurs : Piers Maxim

chef des choeurs d'enfants: Denis Menier

Wozzeck: Dietrich Henschel

Marie: Claudia Barainsky

Hauptmann: Douglas Nasrawi

Doktor: Jan-Hendrik Rootering

Tambourmajor: Tom Randle

Margret: Sara Fulgoni

Erster Handwerksbursch: Kurt GysenZweiter

Handwerksbursch: Paul McNamara

Der Narr: Joshua Ellicott 

Orchestre symphonique, choeurs d'hommes et choeur d'enfants de la Monnaie

Wozzeck, drame de l'ordinaire

Nicolas Blanmont

Mis en ligne le 29/02/2008

Le chef-d'oeuvre d'Alban Berg dans une superbe mise en scène de David Freeman. Dirigé par Mark Wigglesworth, l'orchestre de la Monnaie est en forme.

Un plateau entièrement nu, mais revêtu de quelques quintaux de tourbe brune, comme un sable coupé de sciure sur une piste de cirque. Rien à l'horizon si ce n'est, on ne le remarquera qu'à la fin, une étendue d'eau perdue comme une oasis invisible. Pas de décor, ou presque - est-ce le mur normal, que l'on distingue là au fond ? Pas d'accessoires non plus, si ce n'est des chaises : celle sur laquelle prend place le capitaine quand Wozzeck le rase, celles de l'auberge où se retrouvent soldats et filles de joie - et ce piano désaccordé, prévu dans les didascalies et flanqué ici de roues qui le rende plus grotesque encore. Et, surtout, une imagerie traditionnelle : les uniformes militaires, le haut-de-forme du docteur, les vêtements début XXe siècle de Marie et des autres prostituées.

Fidélité

Au premier regard, on pourrait croire à une mise en scène basique, voire dépourvue d'inspiration. On en est loin : dans ce minimalisme, chaque détail compte, chaque geste, chaque attitude, chaque mouvement est chargé de sens. Et il y a ces éclairages de Michael Simon qui, croisant parfois des fumées, découpent l'espace et sculptent le relief. Pas de relecture du livret, pas de transposition ou de distanciation brechtienne, mais une fidélité minutieuse qui fait mouche : sans effet inutile, ce réalisme extrême mais jamais exagéré restitue toute la banalité d'un drame ordinaire, et nous rend le propos intemporel, universel, et donc encore plus fort. Et les quelques libertés, infimes, prises avec les usages font mouche.

Si la musique militaire qui accompagne le tambour-major joue en coulisse, c'est pour rendre plus dérisoire encore cette parade de mâles majorettes dont le pas martial s'étouffe dans la terre. Et si l'enfant est présent lors de la scène de séduction - de viol - de Marie par le fier étendard, c'est pour cette image hallucinante de cruauté tranquille où il repart, aveuglé par le panache de plumes trop grand posé sur sa tête jusqu'à lui cacher le regard.

Musicalement, le bonheur n'est pas moindre. Dirigé par Mark Wigglesworth - nettement plus convaincant ici que dans "Mitridate" en octobre dernier - l'Orchestre symphonique de la Monnaie fait éclater sa palette de couleurs, des transparences les plus diaphanes aux déchaînements paroxystiques (le final est presque puccinien) en passant par les teintes les plus troubles. Et les chanteurs sont admirables, tant vocalement que dans leur adéquation physique au personnage : Tom Randle (Le tambour-major), Douglas Nasrawi (le Capitaine), Jan-Hendrik Rootering (le Docteur), Marcel Reijans (Andres), Joshua Ellicott (le bouffon) ou Sara Fulgoni (Margret).

Deux Wozzeck

Sans oublier les deux premiers rôles, chacun avec deux titulaires en alternance. Si les deux Marie sont excellentes, Solveig Kringelborn convainc encore plus encore que Claudia Barainsky par la pureté de son timbre et la précision de son chant. Et dans le rôle principal, Werner Van Mechelen a les vertus d'une voix puissante et très assurée mais, scéniquement, semble souffrir un peu de l'obligation qui lui est faite de rentrer dans un personnage dessiné avant tout pour un autre (notre compatriote ne chante que trois représentations).

L'autre, c'est Dietrich Henschel, chez qui chant (très sûr aussi, mais sans doute plus intériorisé) et théâtre deviennent indissociables. Sa façon d'habiter son personnage, de marcher, de bouger, ou d'exprimer son mal-être avant même d'avoir ouvert la bouche est fascinante.

Bruxelles, la Monnaie, jusqu'au 12 mars (les 4, 6, 7, 11 et 12 mars à 20h, les dimanches 2 et 9 mars à 15h). De 10 à 100 €, hors réductions. Durée : 1h40 env. sans entracte.

Tél. 070.233.939, Web www.lamonnaie.be

© La Libre Belgique 2008

 

 

22:38 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opera, musique, la monnaie |  Facebook |

04/01/2008

La Vie Parisienne

A l'Opera Royal de Wallonie à Liège

« La Vie Parisienne », opéra créé en octobre 1866, fut remanié en 1873. Offenbach est au sommet de sa gloire, dans un Paris plus que jamais ville des plaisirs.
L'oeuvre se veut comme une caricature de la société de l'époque, alimentée par sa folle poursuite de l'amour, ses fêtes mondaines et son pétillement continu...

Même si près de deux siècles les séparent, entre le metteur en scène Jérôme Savary, amuseur public infatigable, et le compositeur Jacques Offenbach, les affinités sont évidentes. Ils ont en commun un certain incivisme, une insolence qui n'est jamais grossière, une capacité de travail qui ne connaît pas de répit, et surtout un sens inné du plaisir et du rire.

L'histoire
Le baron de Gondremarck vient de débarquer à Paris, il est suédois. C'est froid la Suède, c'est austère et les hivers sont longs. C'est pourquoi le baron veut profiter de son séjour pour rattraper le temps perdu et « s'en fourrer jusque-là ». Mais il est accompagné de sa femme, une baronne suédoise... Cette beauté scandinave, le vicomte Raoul de Gardefeu veut la séduire et, si possible, beaucoup plus... Pour y réussir, il s'improvise guide du couple, l'installant dans son hôtel particulier qu'il fait passer pour le Grand Hôtel. Et pour mieux l'avoir elle, pour lui il organise des fêtes en trompe-l'oeil, avec de faux invités en pagaille - veuve de colonel, major, prince, amiral... - et de vraies Parisiennes pour de vraies séductions... Le baron s'en grise

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Chef d'orchestre              Rani Calderón
Metteur en scène
            Jérôme Savary
Chorégraphie                  Nadège Maruta
Décors                             Michel Lebois
Costumes                         Michel Dussarat
Lumières                         Alain Poisson                                        
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La Baronne de Gondremarck            Catherine Dune
Métella
                                              Patricia Fernandez
Gabrielle                                            Patricia Samuel
Pauline                                              Sophie Haudebourg
Madame de Kimper-Karadec            Jeanne-Marie Lévy
Le Baron de Gondremarck                Olivier Grand
Bobinet                                               Philippe Ermelier
Gardefeu                                            Pierre Doyen
Le Brésilien                                         Rodolphe Briand
Frick / Major / Prosper                      Frédéric Longbois
L'Employé / Urbain / Offenbach        Jean-Philippe Corre
Alfred                                                 Patrick Delcour

 

23:06 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opera |  Facebook |