06/12/2008

Au Théâtre

Un Labiche au Parc.

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Célimare le bien-aimé

Comédie-vaudeville de Eugène Labiche (Fr.)


Mise en scène: Pierre Fox.

Assistanat: Delphine Chauvier.

Décors et costumes: Serge Daems.

Avec:
Michel Poncelet  (Paul Célimare)
Bernard Marbaix  (Vernouillet)
Jean-Daniel Nicodème  (Bocardon)
Bruno Georis  (Colombot)
Frédéric Clou  (Pitois, domestique)
Catherine Claeys  (Madame Colombot)
Sandrine Quynh  (Emma, sa fille)
Nicole Palumbo  (Adeline, femme de chambre)
Michaël Manconi  (Un tapissier)
Gauthier de Fauconval  (Un tapissier)
Jean Jadin  (Au piano)

C'est très Second Empire, genre Offenbach. C'est bon quand c'est bien fait.

 

13:06 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre, parc |  Facebook |

12/06/2008

Figaro

Le théâtre Le Public donne « Le Mariage de Figaro » de Beaumarchais . C’était le dernier des trois spectacles que nous avons vu cette année au Public et la qualité reste égale c'est-à-dire excellente. Le décor comtemporain fait de tubes et de treillis métalliques laisse la place à l’imagination et met la pièce dans sa perspective universelle. Le tout est vif, bien dit et la longueur de la pièce n’est pas trop sensible, sauf dans le long monologue de Figaro dans lequel on entend surtout les idées de Beaumarchais sur son art et sur la société de la fin de l’Ancien Régime. Encore un bémol, je n’ai pas trop apprécié les éclairages à l’aide de torches électriques de la dernière scène dans le parc.  

Grande et magnifique  Comtesse et Comte tout aussi crédible.

Joli accompagnement au clavecin par Pascal Charpentier qui interprète un Mozart de circonstance.

 

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Le Comte et la Comtesse, ...   evidemment
Figaro14Suzanne et la Comtesse
 
 Figaro06Figaro03

 

 

 

 

 

 

 

 

Chérubin et Suzanne                                  Figaro

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Le Comte et le tribunal

 

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 Marcelinne, Bartholo et Bazile

Mise en scène                  Michel Kacenlenbogen

Musique                             Pascal Charpentier

Scenographie                      Vincent Lemaire

Lumière                              Gaëtan van den Berg

Costumes                           Catherien Somers

Distribution:

Benoit Verhavert                Figaro

Mathilde Schennen             Suzanne

Olivier Massart                   Le Comte Almaviva

Patricia Ide                         La Comtesse

Simon Wauters                   Chérubin

Anne-Marie Cappeliez        Marcelinne

Guy Pion                            Bartholo

Alexandre Von Sivers         Brid’Olson

François Sikive                   Bazile  

Pierre Geranio                    Antonio

Les autres pièces de Beaumarchais

Eugénie, 1767.

Les Deux Amis, ou le Négociant de Lyon, 1770. Tarare, 1787. Livret de Beaumarchais, musique de Salieri 

Trilogie de Figaro, ou Le roman de la famille Almaviva, selon l'appellation donnée par Beaumarchais dans une préface de La Mère coupable :

Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile, 1775

La Folle journée, ou le Mariage de Figaro, 1784.

L'Autre Tartuffe, ou la Mère coupable, 1792.Notez que Rossini à mis en opéra "le Barbier de Séville" et Mozart "le Mariage de Figaro" sur un livret de Da Ponte

 

 

.

 

 

 

      

 

16:23 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : theatre |  Facebook |

05/03/2008

Robespierre

Au Théâtre du Parc, dans la jolie salle à l'italienne, Thierry Debroux produit une pièce sur Robespierre.

Ce n'est, à mon avis, pas une réussite: c'est outrancier et désordonné comme une révolution, mais on ne mord pas. Le décor symboliste est inutilement grandiloquant, la mise en scène ne convainct pas, dans les scènes trop rapides et trop courtes du premier acte surtout. Seul le personnage de Robespierre a un peu de profondeur, mais il ne sauve pas le spectacle.

Beaucoup de bruit pour rien, comme dirait l'autre.

Robespierre

CREATION MONDIALE - Comédie dramatique de Thierry Debroux (B)


Mise en scène: Thierry Debroux.

Assistanat: Muriel Lejuste.

Décors: Vincent Lemaire.

Costumes: Catherine Somers.

Composition des chansons originales: Pascal Charpentier.

Avec:
Rosalia Cuevas  (Mme Duplay)
Jean-Paul Dermont  (Mr Duplay)
Philippe Résimont  (Desfieux)
Déborah Rouach  (Eléonore Duplay)
Michel Israël  (Le perruquier)
Yves Claessens  (Louis David)
François Delcambre  (Jean-Baptiste)
Perrine Delers  (Amélie Verjus)
Anouchka Vingtier  (Camille)
Pierre Poucet  (Numéro 1)
Gérald Wauthia  (Numéro 2)
Muriel Jacobs  (Claire Lacombe)
Paul Camus  (Robespierre)
Bram Brasseur  (Sans-culotte)
Pierange Buondelmonte  (Sans-culotte)
Babetida Sadjo  (Prostituée)
Sarah Van Calck  (Prostituée)
Cyril Marbaix  (Robespierre enfant)
Jules Noël  (Robespierre enfant)

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17:58 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre, le parc |  Facebook |

04/03/2008

Wolubilis

LeTheatre

http://www.wolubilis.be/fr/home/

Wolubilis nous a offert une belle soirée théatrale avec un Marivaux magnifique:

 

 La Seconde surprise de l'Amour

 Mise en scène Luc Bondy

Avec
Clotilde Hesme, la marquise 
Audrey Bonnet, la servante Lisette
Pascal Bongard, le philosophe Hortensius
Roger Jendly, le comte
Roch Leibovici, le valet

Micha Lescot, le chevalier

Créé le 17 novembre 2007 au Théâtre Nanterre-Amandiers


 

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En compagnie de Philippe Boesmans, Mr et Mme Focroulle...

 

 

Marivaux sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Marivaux

Le texte de la pièce sur Wikisource: http://fr.wikisource.org/wiki/La_Seconde_Surprise_de_l%E2...

09:37 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre, texte |  Facebook |

01/02/2008

Saison d'hiver

Amateurs de théâtre nous sommes gâtés cet hiver

Le Théâtre le Public nous a fait découvrir une pièce géniale de Henrich von Kleist: La Cruche cassée, une comédie grincante, magnifiquement  interprétée par le Théâtre d'Angers . 

cruche 

Dans un tribunal de province près de Utrecht, Dame Marthe vient se plaindre qu'on a cassé une cruche à laquelle elle tient, semble t'il, plus qu'à tout. Le juge Adam, lui a passé une mauvaise nuit car il porte quelques blessures à la tête. Il instruit le procès sous l'oeil impitoyable du Conseiller Walter, venu à l'improviste inspecter les tribunaux de village. Mais nous savons que celui qui a cassé la cruche , c'est le juge lui même dans sa fuite hors de la chambre de Eve, la fille de Dame Marthe, qu'il tenta de séduire durant cette folle nuit. Il s'échine, durant tout ce procès à cacher son forfait.

Avec:

Avec Christelle Cornil (Louise), Noémie Dujardin (Eve), Emmanuel Guillaume (Ruprecht), Jan Hammenecker (Adam), Francis Leplay (Walter), David Migeot (Lumière), Agnès Pontier (Dame Brigitte) et Laurence Roy (Dame Marthe)

Mention spéciale pour le jeu loufoque de Jan Hammenecker et de Agnès Pontier.

 

Henrich von Kleist sur Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_von_Kleist
 

 

 

21:30 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

24/01/2008

La Guerre de Troie n'aura pas lieu

Le Théâtre du Parc donne "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" de Jean Giraudoux.

Malgré son âge, cette pièce garde toute son actualité et peut se comparer à bien des crises actuelles.

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Paris et la Belle Hélène, simple prétexte à la guerre.

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Hector et Cassandre ont connu la guerre et n'en veulent plus jamais,

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et ceux qui la veulent car il ne la connaissent pas.

 

***

Mise en scène: Jean-Claude Idée.

Décors: Serge Daems.

Costumes: Ludwig Moreau.

Avec:
Yves Claessens  (Hector)
Nathalie Willame  (Andromaque)
Serge Demoulin  (Paris)
Véronique Biefnot  (Hélène)
Myriem Akheddiou  (Cassandre)
Anne-Marie Cappeliez  (Hécube)
Jean-Claude Frison  (Ulysse)
Gérard Vivane  (Priam)
Jean-Marie Pétiniot  (Demokos)
Bernard d’Oultremont  (Oïax)
Olivier Cuvellier  (Le géomètre + divers)
Michel Hinderyckx  (Abnéos + divers)
Frédéric Lepers  (Gabier + divers)
Tristan Moreau  (Olpides + divers)
Julien Vargas  (Troïlus)
Bruno Georis  (Busiris)
Isabelle De Beir  (La Paix)
Pilar Arcas  (Iris)
Stepfanie Vanden Broeck  (Polyxène)

 

Sur Wikipedia, l'article sur l'auteur: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giraudoux

et le texte de la pièce: http://www.wikilivres.info/wiki/index.php/La_guerre_de_Tr...

 

17:41 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

03/01/2008

L'Oiseau Vert

Au théâtre "le Public", un autre bonne soirée théâtrale en décembre

 L'Oiseau Vert de Carlo Gozzi (1720-1806)

Œuvres de Carlo Gozzi

  • La Tartane des Influences pour l’année bissextile, 1756
  • Almanach, 1757
  • Les Sueurs d’Hyménée, 1759
  • L’Amour des Trois oranges, 1761
  • Le Corbeau, 1761
  • Deux Chants sur un Rapt de Jeunes Filles, 1761
  • Sur Quelques Maximes du Génie et des Mœurs, 1761
  • Le Roi Cerf, 1762
  • La Femme Serpent, 1762
  • Turandot, 1762
  • La Zobéide, 1763
  • Les Calamiteux fortunés, 1764
  • Le Monstre turquin, 1764
  • L’Oiseau vert, 1765
  • Zaïm, Roi des Génies, 1765
  • La Princesse Philosophe, 1772
  • Les Drogues d’Amour, 1774
  • La Marphyse bizarre, 1774
  • Mémoires inutiles, 1797
  • Œuvres anciennes et inédites (quatorze volumes), 1801-1803
  • Les Épouses reconquises, 1819
 

Comedia del Arte :

 Le jour de leurs 18 ans, les jumeaux Renzo et Barbarine découvrent que Truffaldin et Smeraldine ne sont pas leurs vrais parents. Ils décident alors de retrouver leur véritable famille. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’à leur naissance, leur mère Ninette a été enterrée vivante sous l’évier par l’horrible reine mère Tartaglione, qui l’accusait d’infidélité. Les deux enfants ont été jetés à l’eau avant d’être recueillis par le couple de tripiers. Au fil de la pièce, les jumeaux, aidés d’un étrange oiseau vert, vont faire miraculeusement fortune, rencontrer le Roi Tartaglia (leur père), inconsolable depuis la disparition de sa Ninette, résoudre des énigmes et faire triompher l’amour

Avec Sarah Brahy, Bernard Cogniaux, Josephine de Renesse, Béatrix Ferauge, Laszlo Hamati, Thierry Janssen, Marie Paule Kumps, Olivier Massart, Guy Pion, Gregory Praet, Freddy Sicx, sandrine Versele

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15:25 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

01/01/2008

Le Songe d'une nuit d'éte

Ce soir (un soir de décembre) au théâtre du Parc on joue Shakespeare,

Le songe d'une nuit d'été

Comédie féerique de William Shakespeare (G-B) - Adaptation : Jean-Claude Idée.

Mise en scène: Jean-Claude Idée.

 

Avec: Jean-Claude FrisonStéphane Excoffier,  Christian Labeau, Stany Mannaert, Marc Zinga, Gauthier Jansen, Aïssatou Diop, Fanny Hanciaux, Michel Poncelet, Martine Willequet,Eléonore Meeus, Catherine Decrolier, Jasmina Douieb, Perrine Delers, Othmane Moumen  
 La répétition menée par Martine Willequet se mue peu à peu en un rêve et devient la pièce de Shakespeare. Très beaux décors.

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Le  site du théâtre: 
http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2007_2008...


 

18:29 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

05/10/2007

Molière

Une soirée cette semaine au Théâtre du Parc pour Molière et 2 petites pièces:

L'Impromptu de Versailles et Les Précieuses ridicules.

Le site du théâtre pour toutes info utiles:

http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2007_2008...

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Décors et costumes typiques "Thierry Bosquet"

parc 2

La mise en scène et l'interprétation classique sont ma foi peu inventives,  n'apportent pas grand chose si ce n'est le plaisir des yeux, si on aime les frou-frous d'"époque". Le texte de Molière est bien dit mais cela n'ouvre pas non plus d'horizons insoupçonnés.

Une mention cependant pour l'interprétation assez drôle, de précieuse de Laure Godisiabois, la fille à côte de JC Frison sur la première photo, qui lui  n'a pas fait comme à son habitude, un numéro déjanté.

Mise en scène: Toni Cecchinato.

Assistanat: Micheline Tziamalis.

Décors et costumes: Thierry Bosquet.

Assistanat à la scénographie: Aurore Cecchinato.

(1ère partie) L'impromptu de Versailles
Michel Poncelet  (Molière)
Jean-Claude Frison  (Brécourt)
Antoine Guillaume  (de la Grange)
Frédéric Clou  (du Croisy)
Bruno Georis  (La Thorillière)
Robert Roanne  (Béjart)
Laure Godisiabois  (Mme du Parc)
Nicole Colchat  (Melle Béjart)
Céline Bonaventure  (Melle de Brie)
Christel Pedrinelli  (Melle Molière)
Magali Genicq  (Melle du Croisy)
David Leclercq  (Figurant)

(2ème partie) Les précieuses ridicules
Antoine Guillaume  (La Grange)
Frédéric Clou  (du Croisy)
Bruno Georis  (Gorgibus)
Robert Roanne  (Almanzor)
Jean-Claude Frison  (Mascarille)
Michel Poncelet  (Jodelet)
Laure Godisiabois  (Magdelon)
Christel Pedrinelli  (Cathos)
Nicole Colchat  (Marotte)
Céline Bonaventure  (Lucile)
Magali Genicq  (La voisine)
David Leclercq  (Un porteur + violon)

 

 

21:29 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

20/09/2007

Chirurgie esthétique

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Si c’était à refaire

Comédie de Laurent Ruquier, le Laurent Ruquier de «On a tout essayé» l’émission quotidienne, et maintenant trop quotidienne, de France 2.

 

Comédie de bon mots, assemblés par le fil conducteur de la chirurgie esthétique.

 

Plus d'info sur ce spectacle:

http://www.trg.be/Public/Spectacle.php?ID=553&saison=...

Distribution

Docteur Jouvence

Pascal Racan
Madame JouvenceLouise Rocco
ClaudineCécile Florin
Madame CarnotNicole Shirer
Mademoiselle FrantiniCatherine Claeys
Madame XMarie Hélène Remacle
  
Mise en scèneMartine Willequet
DécorFrancesco Deleo
CostumesFabienne Miessen
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10:10 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

28/06/2007

La Princesse Maleine

Donnée au théâtre Le Public par la Compagnie "Entre Chiens et Loups" et "Zone Urbaine Théâtre".

Mise en scène: Jasmina Douleb.

 Bon,! quoi dire, cela m'a fait penser à des scènettes de feu de camp scout.

Le public assis sur les buches de bois, les acteurs jouant entre les groupes de spectateurs, une originalité, soit, mais qui n'a pas beaucoup de sens. 

Le texte de Maeterlinck m'a paru assez plat et sans poésie (malgrè le prix Nobel!), diction médiocre des acteurs, costume banal.

Je me suis embété. Dommage.

JP

 

Le site du Public ne permet pas de copier les photos, ni les infos! C'est pas chouette et pas très malin! Na!

09:37 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

04/06/2007

Les Fourberies de Scapin

Les Fourberies de Scapin

Au théâtre des Martyrs

 

Avec Pietro Pizutti       Scapin

Benoit Van Dorslaer    Géronte

Michel Hinderyckx       Argante

Stéphanie Van Vyve    Zerbinette

Jessica Gazon              Hyacinthe

Clément Manuel           Octave

Quentin Marteau          Léandre

Tshilombo Imhotep      Silvestre

Ana Rodriguez Nérine

Frédéric Clou              Carle

Myriam Szabo Tsigane

 

Mise en scène              Cristine Delmotte

 

“Scapin est le personnage le plus intelligent de Molière, celui chez qui le plaisir d’imaginer est le plus spontanné et le plus vif. A peine un mot est-il dit, une situation évoquée que déjà la machine intellectuelle la plus merveilleusement huilée a conçu le moyen de l’exploiter. Tandis que la petite société de Naples vit selon ses lois sociales bien réglées, Scapin, génial empêcheur de tourner en rond, vient entraver son bon fonctionnement. Des fils désobéissants, des pères intransigeants, des situation complexes, un valet secourable :  le rire éclate, triomphe sans partage. »

 

Voilà encore une belle soirée de théâtre, grace à l’interprétation lumineuse donnée de Scapin, de Géronte, d’Argante. Le comique des costumes, style 1950 avec quelques ajoutes 18éme (des manchettes en dentelle, une grande fraise au  col, les bottes rouges à boucles),  le ton, le maintient des pères, le mélange du style de diction ancien et contemporain, la souplesse acrobatique de Pizutti …, tout cela fait un spectacle du pus haut comique qui marquera nos mémoires.

09:29 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

02/06/2007

Au Public

Au Théâtre "Le Public" Scène de la vie conjugale d'Ingmar Bergman.

Souvenir de ce grand metteur en scène suédois qui a bercé notre jeunesse cinéphile, maintenant au théâtre.

Vraiment, une belle pièce, bien psychologique: le désepoir humoristique, entre sourire et émotion.

Les acteurs:  Alain Leempoel et Muriel Jacobs (un peu dans le style de Liv Ulman) tous deux excellents sous tous les rapports.

JP

  • Scènes de la vie conjugale.

Comédie dramatique d’ Ingmar Bergman - Création, mise en scène Michel Kacenelenbogen, avec Alain Leempoel et Muriel Jacobs.



Marianne et Johan sont mariés depuis dix ans et vivent heureux avec leurs deux filles. Il est maître de conférence, elle est conseillère juridique spécialisée dans les problèmes de divorce. Bergman, en spectateur amusé, distille les étapes clé de la vie de couple. Il observe en amateur éclairé les travers de la vie à deux et nous raconte en jubilant quelques scènes de la vie conjugale. Les amis à dîner, la grossesse de Marianne, l’adultère de Johan. Amour, colère, tendresse, incompréhension… Ca rappelle quelque chose à quelqu’un ?! Voici la palette des sentiments colorant les moments cruciaux de la vie d’un couple, disséqués avec une précision quasi entomologique qui contraste ironiquement avec l’errance affective des personnages. Du grand art.

 

NB. pas de photos diponible sur le net, dommage!

 

Ingmar Bergman sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ingmar_Bergman

 

 

09:00 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

19/05/2007

Candide

Au Théâtre du Parc on donne Candide de Monsieur de Voltaire.

 

La pièces est une lecture mise en scène du texte de Voltaire, un conte philosophique et satirique, mais bien imagée, avec des acteurs en forme.

Jean-Claude Frison joue Voltaire avec excellence, le décor simplissime fonctionne à merveille.

L’humour était dans le texte, dans la mise en scène, dans le décors, dans le jeux, dans la musique.

Très plaisante soirée malgré quelques longueurs.

JP.

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Jean-Claude Frison et "Candide"

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"Pirates" en technicolor et soundsorounding

Candide

Comédie de Voltaire (F) - Version scénique : Jean-Claude Idée

Réservez

Mise en scène: Jean-Claude Idée.

Assistanat: Catherine Couchard.

Décors et costumes: Serge Daems.

Avec:
Vincent Vanderbeeken  (Candide)
Jean-Claude Frison  (Voltaire)
Stéphanie Blanchoud  (Cunégonde, ...)
Alexandre von Sivers  (Le frère Adam, ...)
Frederik Haugness  (Wagnière, ...)
Bruno Georis  (Le Baron, ...)
Laurent d'Elia  (L'esclave noir, ...)
Céline Bonaventure  (Paquette, ...)
Olivier Cuvellier  (Le frère de Cunégonde, ...)
Marie-Hélène Remacle  (Madame Denis, ...)
Benoît Verhaert  (Cacambo, ...)
Marc De Roy  (L'ouvrier chef, ...)
Michel Poncelet  (Pangloss, ...)
Catherine Decrolier  (Melle Corneille, ...)

"Dans le château de Thunder-ten-Thronckh…"
Ainsi commence le roman le plus purement satirique jamais écrit. Ce monument des Lumières est à lui seul un amoncellement d’aventures commentées par un esprit d’une incroyable actualité, d’une acuité qui force l’admiration à tout instant.

 

Candide [Saison 2006-2007]

Commentaire du metteur en scène.

Tous les jours, devant les actualités à la télévision, le spectacle de la violence chaotique du monde nous heurte, nous afflige.
Il y a, bien sûr, le lot des tragédies qui sont la conséquence des conflits humains : guerres politiques, civiles ou religieuses, meurtres, viols, vols, intrigues, injustices, dépravations, pollutions, etc...
Bien que navrantes, toutes ces catastrophes quotidiennes sont explicables puisqu’elles sont le fruit de la bêtise humaine. Nous arrivons donc à les admettre sans trop d’angoisses, et nous cherchons vaguement à y remédier. Mais les tsunamis, la grippe aviaire, le sida, les tremblements de terre, etc., génèrent une angoisse beaucoup plus forte car ils nous font douter que le monde ait un sens, ils nous placent devant l’absurdité, l’irrationalité des choses, ou la méchanceté de Dieu.
Chacun d’entre nous, face à l’univers, est comme le Candide de Voltaire, un enfant naïf qui s’étonne et cherche à donner des raisons d’être à ce “Formidable Bordel” qu’est le réel.
La tentation de tout justifier pour se rassurer nous assaille et bien des fanatismes naissent de la recherche d’un confort mental.
Alors, on proclame avec Pangloss : “Les choses sont ce qu’elles doivent être car c’est leur raison d’être, et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !”
Dès que l’on a justifié le monde par une doctrine, on est tenté de l’imposer à la terre entière pour supprimer toute lecture alternative du réel, car y a-t-il encore une vérité s’il faut admettre qu’il peut y en avoir plusieurs ?
Candide mettra toute une vie pour comprendre que le bonheur ne réside pas dans le fait d’imposer au monde une philosophie générale, mais de s’imposer à soi-même une éthique personnelle particulière.
“Il faut savoir cultiver son jardin” conclura Candide. Il faut se résigner à la modestie.
Nous ne mourrons pas en ayant compris le Grand Tout. Bien heureux si nous mourons en nous étant compris nous-mêmes !
La leçon du Candide de Voltaire reste d’une totale actualité car la parabole qu’il propose est éternelle. Et l’optimisme, sa profession de foi.

Candide est un texte de la maturité de Voltaire. Il coïncide dans son écriture avec le Dictionnaire Philosophique et l’Affaire Calas.
Voltaire ayant fuit la Prusse et la colère de Frédéric II, est interdit de séjour en France. Il s’est réfugié en Suisse. Nous sommes en ± 1760, peu de temps après l’épouvantable tremblement de terre de Lisbonne (1755), qui a frappé tous les esprits, et particulièrement Voltaire.
Apôtre du libre arbitre, Voltaire s’en prend à la philosophie quiétiste de Leibniz.
“Tout est pour le mieux...”. Il croit qu’il faut agir, et paradoxalement combattre pour la paix, la tolérance et la justice. Il se démène, entretient une correspondance serrée avec l’Europe entière des beaux esprits, il est la lumière des Lumières.
Mais à l’époque, il est surtout célèbre pour son théâtre (aujourd’hui méconnu).
Il est en effet l’auteur de nombreuses pièces en tous genres. C’est un fou de théâtre qui se tient avec ferveur au courant de toutes les actualités théâtreuses de ce Paris dont il est exilé. C’est très frustrant pour lui !
Alors il compense. Puisqu’il ne peut pas aller au théâtre à Paris, le public parisien viendra chez lui : il invente un théâtre à Fernay, équipe une salle chez lui, recrute des acteurs parmi ses amis et son personnel, fait répéter son petit monde. Metteur en scène, auteur, acteur, il écrit, adapte des textes, puis le spectacle à peine prêt, il lance des invitations et ce sont de longues processions de mondains qui serpentent sur les routes du Jura, pour avoir l’honneur d’assister à cet événement : une représentation chez Voltaire. Etre dans les happy few, c’est le must !

C’est ce plaisir rare que les spectateurs du Théâtre Royal du Parc pourront partager, puisqu’ils verront Voltaire distribuer, répéter et représenter Candide dans sa propre adaptation (qui n’a sans doute jamais existé).

Quant à l’intrigue de Candide, chacun la connaît. Il s’agit des aventures picaresques et calamiteuses d’un philosophe naïf à l’optimisme insubmersible.
Il parcourt la folie du monde, d’Europe jusqu’en Amérique, pour venir s’échouer enfin en Turquie. Au fil des ans, il sera en but à tous les dangers, subira tous les châtiments corporels possibles, assistera à toutes les injustices, tous les massacres, toutes les catastrophes. De l’esclavage aux guerres de religions, en passant par les plus tristes excès des perversions humaines et le déchaînement des pires calamités, le spectacle pantelant du monde lui sera offert. Mais Candide gardera à travers tout cet irrémédiable optimisme qui, tare ou vertu, est la force qui nous soulève chaque matin et pousse toujours plus loin l’humanité sous prétexte que “ça ira mieux demain” !

- Jean-Claude Idée -

 

Ici le texte de Candide

http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?candide3

 

 

16:54 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

10/05/2007

La Maison Tellier

Une soirée au Galeries pour voir l'adaptation au théâtre d'un conte de Maupasant, La Maison Tellier.

Cette adaptation ne nous a pas convaincus.Les acteurs n'avaient rien a se reprocher, les décors étaient bons, mais un conte n'est pas une pièce de théâtre et il manquait un peu structure pour en faire une bonne pièce.

Allez, on était bien placé et on ne boude pas son plaisir.

 

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« Fermé pour cause de première communion » : un tel avis, sur la porte d'une maison close, n'est pas chose courante, et les habitués de ‘La Maison Tellier’ n'en reviennent pas. Pendant ce temps, Madame et ses cinq pensionnaires vont retrouver à la campagne, le temps d'une fête, leurs émois et leur innocence de petites filles...

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et la compagnie part à la campagne

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Voilà, on est à la campagne

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La distribution:

 

Madame (Gabrielle Tellier)

 

 

Louise Rocco

Flora

Cécile Florin

Fernande

Carine Seront

Raphaëlle

Jasmine Douieb

Louise

France Bastoen

Rosa

Caroline Lambert

Joseph Rivet

Bernard Lefrancq

Angèle, sa femme

Angélique Leleux

Constance, sa fille

Katia Mahieu

Le commis

Tristan Moreau

 

 

Mise en scène

Gérald Marti

Décors

James Block

 

1.       De Maupassant Mise en scène de Gérald Marti Avec Louise Rocco, France Bastoen, Jasmine Douieb,… « Fermé pour cause de première communion » : un tel avis, sur la porte d'une maison close, n'est pas chose courante, et les habitués de la maison Tellier, de Fécamp, n'en reviennent pas. Pendant ce temps, Madame et ses cinq pensionnaires vont retrouver à la campagne, le temps d'une fête, leurs émois et leur innocence de petites filles...

 

 

Le texte original de Maupassant est sur le net:

http://www.gutenberg.org/files/11596/11596-8.txt

http://www.gutenberg.org/files/11596/11596-8.txt

20:35 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

20/04/2007

Lunes de miel

Au théâtre des Galeries

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Le rideau s’ouvre : les balcons de deux chambres d’un hôtel de luxe !

Tiens, j’ai déjà vu çà.

Il y a un ou deux ans « Lunes de Miel » avec Arditi au 44

Aujourd’hui c’est du belge : Alain Leempoel et  Isabelle Defossé. Hé bien, c’est bien meilleur.
Nous avons souri et bien ri, surtout quand durant toute la dernière scène le fou rire s’est propagé de la salle aux acteurs qui n’en pouvaient plus et ont eu du mal à terminer.

Belle soirée au Théâtre des Galeries.

 

Distribution

Eliot

Alain Leempoel

Amanda

Isabelle Defossé

Sibylle

Maria del Rio

Victor

Nicolas Buysse

Louise

Laure Godisiabois

Mise en scène

Adrian Brine

Décors et costumes

Thierry Bosquet

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Lunes de Miel

Noël Coward offre à ses personnages principaux des époux de substitution afin qu'ils réussissent leur vie affective jusqu'ici trop malmenée, mais le fameux auteur dramatique anglais ne parviendra pas à empêcher le ménage de recommencer son cycle incessant à la "Je t'aime moi non plus...." !

Défi osé de la part de Coward que de démontrer que l'attirance d'un homme et d'une femme relève le plus souvent d'une attraction inexpliquée entre atomes mais que ce mystère irrationnel peut engendrer autant d'amour que de violence.

A moins que pour éviter tout débordement néfaste, les protagonistes soient en mesure de décider et de respecter, en cas de conflit soudain, un talisman contractuel prononcé par l'un des deux, ce qui temporisera, comme par magie, leurs pulsions agressives réciproques !

"Amanite phalloïde" tel est le code secret adapté par Eric-Emmanuel Schmitt ! Séduisant champignon mortel s'il en est, qu'il faut néanmoins avoir la présence d'esprit d'articuler avant que la situation ne dégénère.

Comédie bien entendu, légère de surcroît, particulièrement efficace et drôle, tant le duo de charme se prend les pieds dans le jeu récurrent de l'union et de la rupture, alors que leurs nouveaux conjoints légitimes observent, ébahis, les ravages des illusions perdues, étant toutefois peu à peu contaminés par le processus sentimental ambivalent.

Alors pour le meilleur et pour le pire, Eliot, Amanda, Sibylle et Victor pourront se donner la main, tellement leurs interprétations de personnages à la Sacha Guitry résonnent comme d'éblouissants numéros d'acteurs s'adonnant à des acrobaties de guignol en équilibre sur le fil de la passion amoureuse contrariée !

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Le site du théâtre: http://www.trg.be/Public/

17:01 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

01/04/2007

Le théâtre au doigt et à l'oeil

Au théâtre "Le Public" : AU DOIGT ET A L'OEIL

Un duo d’acteurs ou d’artistes qui nous distille plein de drôleries sérieuses sur l’éducation en famille. On apprend que tout s’apprend en apprenant et ce dans les deux sens.
Me suis-je bien fait comprendre ?

Très bonne soirée dans la petite salle, intime et quasiment familiale.

 

Au doigt et à l'oeil... (Petite salle)

de Guy Theunissen

Se joue:

du 6 mars au 31 mars 07

Avec:

Hélène Gailly et Michelangelo Marchese

Durée:

1h25


Deux acteurs sur scène. Dans la vraie vie, ils ont des enfants, j'en ai aussi. Tous les jours avant et après les répétitions, avant et après le spectacle, nous nous lançons éperdument dans l'aventure de l'éducation de nos enfants. « Education », ça y est, le mot est lancé ! Qu'est ce que l'éducation ? Les anciens enfants que nous sommes sont-ils éducateurs ou d'éternels enfants qui tentent désespérément d'échapper au poids des préceptes accumulés de génération en génération. Nous sommes des pères, nous sommes des mères. Est-ce qu'on est assez grands pour ça ? Guy Theunissen

 

Ingénieux, Guy Theunissen nous emmène, sourire aux lèvres, dans les méandres ambigus de l'éducation parentale, entre amour et abus de pouvoir. Dans un décor enfantin et bariolé, le duo Hélène Gailly et Michelangelo Marchese joue, danse et chante, tambour battant, des anecdotes familiales drôles et grinçantes... (C. J.)

PS: je ne trouve pas de photo du spectacle

 

 

18:31 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

02/03/2007

Une cuisine

Une cuisine au théâtre, on en a déjà vu et de savoureuses. Dans celle d'Arnold Wesker au Théâtre des Martyrs, la sauce a tourné.

Sur le plateau il y a un chef, un chef-adjoint, deux pâtissiers, un poissons (sic), un boucher, un poissons frits (resic), une grillades, une fritures, un légumes et cafés (beurk), un omelettes-soupes, un rôtis, et puis y avait Monique et Mado, Martine et Françoise, Violette, Betty et Mina et Monsieur Marengo.

Tout cela fait beaucoup trop de bruit, pour rien.

En résumé:  j'ai pas aimé. Faut dire que j'étais en rogne depuis le matin!

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Il parait qu'Yves Matagne a participé à la mise en scène. C'était donc ça, c'était  de la vraie cuisine!

 

 

 

 

Une critique que je partage:

La Cuisine au Théâtre

d'Arnold Wesker.


Concentrée sur plus de deux heures, une journée dans la cuisine d'un restaurant, genre brasserie. Il y a du monde sur scène : cuistos, plongeurs, serveurs, serveuses, maître de rang...; Leurs amourettes, leurs petites haines, leurs affrontements avant le coup de chauffe du service de midi. Repos. Puis reprise stressée pour le service du soir.
Après une demi-heure je n'étais pas rentré dans cet univers. Je suis resté, attendant que quelque chose se passe, inquiet d'avoir bien compris les nombreuses critiques élogieuses entendues et lues de-ci de-là. Je me suis ennuyé. Est-ce à cause l'acoustique qui me faisait perdre certains dialogues ? Pourtant, bien que légèrement sur le côté, je n'étais pas mal placé. Est-ce le surjoué de certains acteurs : Peter notamment (le prénom), excessif dans ses mimiques ; le cuisto pied noir qui prend l'accent de Michel Boujenah, le comique pas drôle (il n'est pas le seul). Est-ce le manque de rythme pour marquer le crescendo du service ? On pourrait couper certaines longueurs et se rapprocher d'un format 1h30. Est-à cause des costume années 40/50, dans une cuisine inox années 80, ou du clochard années 60 ?
Il y a des choses bonnes dans tout cà, j'ai aimé que tous les plats soient simulés (à part les cigarettes et on a souvent le clop au bec dans cette cuisine) : pas de poisson, pas de viande, pas de légumes ni pâtisseries, ni eau ou café : seulement des assiettes, des couteaux, des tasses, des casseroles et des « deux desserts ! et trois cafés !», « quatre soles ! » « un poulet ! » ; couper les oignons, casser des oeufs, tailler les viandes, tous ces gestes sont beaux, si bien qu'on les voit tous ces plats qui se préparent pour défiler à grand débit devant nous.
Je suis donc resté sur ma faim.

22:36 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |

28/01/2007

Il ne faut jurer de rien

Au Théâtre - "du Parc" - ce soir

Il ne faut jurer de rien

Comédie de Alfred de Musset2_damien_gillard_et_stephanie_van_vyve_ph__s_daems

Pièce classique et déjà vaudevillesque, bonne interprétation, beau décors, etc...

 

Valentin, jeune dandy, résiste à son oncle Van Buck qui veut absolument le marier à la jeune Cécile de Mantes.
La mère aristocratique et écervelée, l'oncle débonnaire, l'abbé de compagnie sont des personnages du plus haut pittoresque qui donnent à cette comédie un parfum de fantaisie et d'esprit.

 

Mise en scène: Pierre Fox.
Avec:
Michel Poncelet  (Van Buck)
Damien Gillard  (Valentin)
Stéphanie Van Vyve  (Cécile de Mantes)
Marie-Hélène Remacle  (La baronne de Mantes)
Emmanuel Dekoninck  (L'abbé)
Antoine Guillaume  (Le maître à danser)
Stany Mannaert  (L'aubergiste)
Eléonore Meeus  (L'obsession de Valentin)
Frédéric Clou  (Un garçon)
Valérie Vanderper  (Une fille)

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Alcoolique, son mélange favori était bière, absinthe et cognac ; érotomane habitué des maisons closes, drogué (?), syphilitique (??), Musset fut victime très jeune de fréquentes hallucinations.

En 1836, son roman autobiographique La confession d’un enfant du siècle transpose sa liaison avec George Sand et figure l’histoire d’une génération, celle du "mal du siècle", victime de la "désespérance" en l’absence d’idéal et de grandeur.

Dans son œuvre théâtrale, ses sombres tortures éclatent dans Lorenzaccio, son amertume dans Les caprices de Marianne et aussi dans certaines comédies et proverbes dont On ne badine pas avec l’amour.

Plus léger est l’univers de Il ne faut jurer de rien. Il s’agit bien là d’une comédie, inspirée d’un proverbe (rappelons que le "proverbe théâtral" s’est développé au XVIIème siècle dans les salons – les Précieuses ne pouvaient passer à côté – sous forme de jeu improvisé… et s’est fixé ensuite par l’écriture).

Ici, le héros, Valentin, reflète un certain Musset, une partie de lui qui pense que : "La femme n’est qu’infidélité et mensonge", et qui veut le prouver. Mais voilà… : il ne faut jurer de rien !

Le mal de vivre du XIXème siècle n’est pas vraiment éloigné du nôtre : sexe, alcool, drogue, difficulté d’être mais aussi espoir. Le transmettre sera notre objectif.

Et aussi, nous l’espérons, le plaisir du théâtre.

- Pierre Fox -

 

 

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Le site du Théâtre du Parc: http://www.theatreduparc.be/

Alfred de Musset sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_de_Musset

 

La même chose au cinéma, ou presque la même chose:

avec Gérard Jugnot: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58241.html

10:07 Écrit par Jean-Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : theatre |  Facebook |